On retrouvera sous peu Antoine Bertrand au grand écran, dans le film dramatique La femme cachée. Une production qui l’a amené à jouer un rôle très intéressant aux côtés de l’actrice française Naïlia Harzoune.

« Le film raconte l’histoire d’une femme qui a quitté sa famille dans le sud de la France, dans des circonstances un peu nébuleuses, et qu’on retrouve à Montréal quinze ans plus tard. Elle s’est fait une vie, elle a un mari, une petite fille et elle est enceinte d’un deuxième enfant. Puis, tout d’un coup, elle décide de retourner chez elle pour régler des affaires qui ne sont pas réglées avec sa famille. Mon personnage, son mari, part avec elle et leur petite fille en France et il découvre toute cette vie cachée qu’elle a eue avant, raconte le comédien. Comme le spectateur va le découvrir, je découvre tout à coup une nouvelle femme, avec des bons et des mauvais côtés. C’est une espèce de suspense un peu psychologique et très émotif aussi. Naïlia, qui joue le rôle de Halima, est une super actrice », confie Antoine, qu’on verra de nouveau au cinéma en nombre, dans le film Mlle Bottine, qui est une relecture du film Bach et Bottine de 1986. On le retrouvera aussi sans doute l’an prochain dans le film Menteuse avec –Anne- Élisabeth Bossé, actuellement en tournage.

Le tournage de La femme cachée a eu lieu il y a deux ans, à Montréal et à Montpellier, et Antoine a rapidement accepté d’en faire partie. « Si j’aime l’histoire, que ma partition soit petite, moyenne ou grande, c’est toujours un plaisir d’embarquer parce que moi, je fais ça pour ça, pour raconter des histoires et travailler avec du nouveau monde », dit-il. Il trouvait que son personnage, qui va d’étonnement en étonnement, était intéressant à jouer.

« Il réalise que sa femme ne lui avait pas parlé de telle chose, puis d’une autre. Je me suis laissé guider par Bachir Bensaddek, le réalisateur qui est un gars vraiment super et qui était aussi à fond dans cette histoire-là parce qu’il l’a aussi coscénarisée. C’est d’ailleurs une histoire vraie. Ce qui est intéressant pour mon rôle est d’être celui qui est en dehors de la culture de sa femme. Elle est de culture kabyle qui sont des Algériens du Nord et qui se sont installés en France après la guerre d’Algérie. C’est tout un pan de cette histoire que je découvrais un peu plus profondément. Comme c’est Naïlia qui est l’héroïne, je trouvais ça intéressant comme défi d’acteur d’aller faire « l’époux de », et d’être toujours en réaction et en surprise par rapport à l’histoire. C’était un beau défi de mettre de la viande autour de l’os de ce gars-là qui, sur papier, existe surtout par rapport à l’histoire de l’héroïne », ajoute Antoine, très élogieux à l’endroit de sa partenaire. « Elle est une actrice très travaillante, elle porte le film sur ses épaules et toute la charge émotive et le passé de son personnage. Elle rend ça à la perfection, c’était vraiment super. »

À écouter Antoine en parler avec autant de passion, on ne peut faire autrement que d’avoir hâte de voir ce film

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Nos Belles Soeurs, le film