Nous nous retournons une fois de plus vers l’intarissable stupidité de certains criminels. On peut affirmer sans gêne que dans leur cas et dans la grande majorité, le crime ne paie pas.

 

Pas son jour de chance !

 

Pour commettre le vol parfait, un bon déguisement doit évidemment cacher votre véritable identité. Un déguisement digne de ce nom doit être discret pour que vous puissiez vous fondre dans la foule et ne pas être reconnu. Dennis Hawkins de Pittsburgh aux USA a décidé de cambrioler une banque. Mais ce n’était pas son jour de chance…

Son déguisement consistait en une perruque blonde, une paire de faux seins et un pantalon de clown. Cependant, un des problèmes était que la tenue ne couvrait pas son visage. Pendant le cambriolage, Hawkins a été capté par les caméras de surveillance. Ce qui est plutôt normal dans une banque. Peut-être que Hawkins ne l’avait pas réalisé mais on remarquait très bien son visage, sa moustache et sa barbe !

Qui plus est, son déguisement n’était pas tout à fait discret : juste après que la police ait publié une description au public, un préposé de la station-service a appelé pour signaler qu’une personne arborant ce look si particulier tentait de voler une voiture. Il avait essayé de mettre la main sur une voiture mais la victime s’était enfuie avec les clés du véhicule.

Et pour finir, comme si l’homme n’était pas assez visible, quand la police est arrivée, ils ont trouvé Hawkins couvert de peinture rouge provenant d’un pack de teintures explosant au visage.

On peut dire que le métier de criminel n’est certainement pas pour lui.

 

 

Vite, sauvons-nous !

 

Après un cambriolage, s’échapper rapidement est gage de réussite. Une voiture rapide ou peut-être une moto ferait un bon choix. Mais lorsqu’on est à court, on choisit un… Âne ?  Vous avez bien lu, un âne !

Pas de voiture ? Pas de problèmes : Un gang en Colombie a décidé de voler un dépanneur. 12 heures avant leur larcin, ils ont simplement enlevé Xavi, un âne d’une dizaine d’année.

Pendant les 12 heures qui ont précédé le vol principal, aucun membre du gang aurait même pensé à voler quelque chose de plus rapide pour s’échapper. Le cambriolage en tant que tel c’est bien passé mais, une fois leur butin solidement chargé sur Xavi (l’âne de l’histoire) celui-ci a simplement ce que tout bon âne qui se respecte ferait à sa place : refuser de bouger.

Tout s’était fait dans le silence jusqu’alors. La police n’était même pas au courant qu’un vol avait eu lieu. Xavi a tellement fait de boucan qu’il a attiré l’attention de policiers à proximité. Les voleurs se sont enfuis à pied, laissant derrière eux Xavi et, bien entendu, tous les biens volés chargés sur lui.

 

Pardon ? Pouvez-vous parler plus fort ?

En août 1995, Klaus Schmidt a tenté de dévaliser une banque à Berlin en Allemagne en entrant avec un pistolet et en exigeant de l’argent.

Jusqu’ici, rien de nouveau sous le soleil pour un braquage de banque. Cependant, au fur et à mesure du vol, les employés de la banque ont remarqué que le criminel agissait plutôt étrangement. À un moment donné, l’un d’entre eux a demandé au voleur s’il avait besoin d’un sac et il a répondu: «Vous avez tout à fait raison, c’est une vraie arme à feu!» Cela leur a permis de comprendre que Schmidt avait un handicap notable: il est sourd.

Profitant de la situation, un employé a déclenché l’alarme. Notre voleur est resté inconscient du bruit autour de lui alors que l’alarme retentissait et que la police s’approchait de la banque. Notre voleur restait calme et patient, lançant parfois des menaces.

Lorsque les policiers sont arrivés, ils ont rapidement mis le grapin sur le criminel.

Cependant, Schmidt a trouvé un moyen de transformer un négatif en positif: il a tenté de poursuivre la banque en justice pour avoir exploité son handicap. L’histoire ne dit pas si le juge a cessé de rire depuis.

 

Le Québec n’est pas en reste…

Nikitos Keramarios, un cambrioleur de Montréal, c’est vu imposer une sentence de cinq ans et demi de prison en mai dernier.

Keramarios a-t-il fait preuve de malchance ou de simple stupidité ?

Arrivé en taxi à la banque, il a mimé avoir une arme à feu pour aller chercher l’argent à la caisse. Après avoir récolté 5 900 $ en butin et ignorant que plusieurs billets étaient « marqués », il est parti avec le même taxi, donnant au chauffeur 100 $ pour son silence. Le chauffeur ne s’est toutefois pas gêné pour appeler la police.

Mais les erreurs de Keramarios ne se sont pas arrêtées là. Plutôt que de cacher l’argent, il a choisi de le déposer… sur son propre compte bancaire le jour de son vol.  Après une altercation avec un autre client, il a quitté précipitamment les lieux, non sans s’être coupé le pouce avec le couteau qu’il brandissait.

L’enquête a pu avancer grâce aux traces laissées sur son passage. Trois heures plus tard, la police est arrivée à l’appartement de Keramarios, où la porte était tachée de sang et le suspect était en état d’ébriété.

La modération a bien meilleur goût !

 

Voyez l’article originale du magazine