
C’est le 15 novembre que le superbe long-métrage Bergers, réalisé par Sophie Deraspe, prend l’affiche au Québec. Il s’agit de l’adaptation du roman de l’auteur québécois, Mathyas Lefebure, D’où-viens-tu, berger? publié en 2006
L’écrivain a d’ailleurs travaillé au scénario du film avec la réalisatrice qui signe son sixième film avec Bergers. Cette production a été présentée en première mondiale au Festival international du film de Toronto le 7 septembre.

Vous avez eu un coup de cœur pour ce roman?
Oui, et j’ai su qu’il y avait quelque chose à faire avec ça. Je ressentais bien que ce ne serait pas simple, mais avec la maison de production micro_scope, on avait vraiment envie de le faire, de se lancer dans cette grande aventure-là.
Comment résumeriez-vous le scénario de Bergers?
C’est un film sur l’histoire de quelqu’un qui suis son rêve de changer de vie et après ça, ça demande un courage de laisser ta vie d’avant pour plonger dans celle qui t’appelle, qui t’inspire. Ça va lui demander un courage à long terme parce qu’il aura quand même plein de défis à relever, mais il va finir par se sentir à la bonne place et dans un monde vraiment vaste, dans lequel il peut arriver des bonnes choses comme tomber en amour. Il y a aussi des choses qui ne sont pas celles pour lesquelles il allait vivre cette aventure, mais étant donné qu’il ouvre son monde, il ouvre aussi son cœur sur cette nouvelle perspective, et il y donc plein de choses qu’il peut vivre.
Félix-Antoine Duval incarne le personnage principal, vous êtes contente de sa performance?
Oui, c’était la première fois que je travaillais avec lui. C’est vraiment une belle personne et au-delà du fait qu’il est hyper photogénique, il a accès à des places où il va chercher des émotions, un regard sur le monde, il s’émerveille. C’est un très bel acteur, il adore travailler physiquement, ça lui allait très bien un rôle comme celui-là. Il était content quand on lui disait qu’il fallait qu’il monte la montagne, dit-elle en riant, ou quand on lui disait qu’il devait courir après un troupeau.
Parlez-moi du tournage, les difficultés et bonheurs rencontrés en cours de route…
Ce qui était le plus difficile, c’est qu’il fallait que je connaisse cette culture-là du sud de la France, des bergers, de la transhumance. Parce que ce mot-là, transhumance, je ne le connaissais pas, c’est le fait de se déplacer avec des troupeaux pour changer de pâturages selon les saisons. Anciennement, ces déplacements se faisaient à pied et partout dans le sud de la France, depuis des millénaires, et il n’y a pas si longtemps aussi. De plus en plus, les gens vont le faire en camion, mais nous, pour le film on l’a évidemment fait à pied avec ceux qui le font encore de cette façon, parce qu’il y a quelque chose de tellement intemporel de s’accrocher à une façon d’être nomade comme celle-là. Il y a un côté quand même extraordinaire à ça, et c’est fou quand tu occupes la route avec un troupeau de milliers de têtes de moutons. Il y a une forme de liberté qui est assez incroyable, c’est comme si le monde naturel, le monde des vivants, le tien comme celui des animaux t’appartenait.
Le film Bergers sera au cinéma le 15 novembre. Visitez le site bergers-lefilm.com







