« C’est moi qui écris mes textes de présentation, que ce soit sérieux ou humoristique. C’est important, c’est un spectacle, pas un tour de chant que les gens viennent voir. »

 

Tous ceux qui auront l’occasion de voir le spectacle de France D’Amour le 25 octobre prochain au Théâtre Lionel-Groulx à Sainte-Thérèse peuvent être assurés d’une chose : ils vont passer une superbe soirée à voir une chanteuse se donner corps et âme sur scène pour eux. En interprétant des chansons que tout le monde connait bien, mais aussi de nouvelles pièces que l’on découvre avec bonheur.

France poursuit sa tournée de spectacles cet automne, qui fait suite à la sortie de son nouvel album qui a pour titre 14, lancé en mars dernier. « Le commentaire que je reçois au sujet de cet album est que c’est du France D’amour moderne. Ancré dans le son d’aujourd’hui, et c’était ça l’idée. On reconnait ma signature au niveau des textes et de ma musique, mais j’ai fait ça avec un jeune du hip-hop, donc le son est moderne. Le son d’aujourd’hui n’est pas comme le son des années quatre-vingt, ça change aux dizaines d’années, » ajoute celle qui a mis en marché son premier album, Animal, en 1992.

« Avant le lancement de mon album 14, et avant D’Amour et Rock’N’Roll, j’ai sorti un Best of. C’est ce show-là que je présentais et ça marchait tellement! Je fais un peu un clin d’œil à En direct de l’univers, comme ils font au début des émissions quand ils font un mash up de succès. Moi, je fais comme un mash up de mes chansons et c’est un numéro qui marche comme ça ne se peut pas, j’ai un standing ovation chaque soir. Donc, je joue beaucoup de chansons dans mon spectacle, dit-elle, j’en ai eu quarante qui ont joué à la radio! Alors dans ce show-là, Best of, on a intégré les nouvelles tounes. »

Pas de doute que c’est un spectacle qui plait. Il y a les chansons, mais aussi les interventions de France qui mettent en contexte les pièces qu’elle interprète. « C’est moi qui écris mes textes de présentation, que ce soit sérieux ou humoristique. C’est important, c’est un spectacle, pas un tour de chant que les gens viennent voir. Je n’enfile pas les tounes les unes après les autres, il y a un fil conducteur à ce show-là. Il y a des surprises aussi. Je présente ce spectacle depuis le mois d’avril, et ce qui m’a étonné est que je ne faisais pas beaucoup de chansons de l’album 14, et à la fin, les gens me disaient que je devrais en faire plus. Ils les aiment vraiment, elles marchent au boutte ces chansons-là, je suis étonnée », dit-elle fièrement.

 


Sur scène, France est à la guitare, elle compte sur un autre guitariste, un bassiste et un batteur. Et le plaisir est toujours bien présent, et le trac un peu moins. « C’est une nervosité qui est complètement différente. Au début, c’était une nervosité pure et là, c’est plus une fébrilité. En show, on ne sait jamais comment une chanson va sortir, et même si tu la fais de la même façon qu’à l’habitude, elle n’est jamais exactement pareille. Ta voix est toujours un peu plus forte ou un peu plus douce, tout dépend de l’émotion. Il y a une constance, un minimum, mais parfois il y a une magie qui opère, ou des moments de grâce qui surviennent. Que va-t-il se passer ce soir-là où je présente un spectacle? À cent pour cent, tu ne le sais jamais. D’où cette espèce de fébrilité qui est le fun. »

France a toujours été une auteure-compositrice et interprète de son temps. Elle n’a jamais cessé de créer, de travailler à faire de nouvelles chansons, d’écrire des textes. « Je ne suis pas une fille foncièrement nostalgique, j’aime le moment présent, je suis dans la contemplation de la beauté autour de moi. Et j’écoute la musique qui se fait aujourd’hui. »

Cela dit, elle ne se lasse pas d’interpréter ses grands succès pour les spectateurs, notamment Animal. « Cette chanson-là a eu une renaissance et je ne comprenais pas pourquoi, parce que j’ai eu d’autres chansons comme Vivante, Mon frère, Je n’irai pas ailleurs, qui ont dépassé le succès d’Animal au fil des années. Mais depuis deux ou trois ans, on dirait que cette chanson-là est revenue au goût du jour. Je pense que les parents qui ont écouté cette chanson, et leurs enfants qui sont peut-être dans la vingtaine connaissent cette chanson. Moi j’avais vingt ans quand je l’ai composée, et elle les rejoint, elle est redevenue populaire. C’est le fun de voir que la roue tourne et que je rejoins une autre génération, c’est vraiment capoté. J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de jeunes qui sont dans la nostalgie et qui aiment écouter la musique des années 89, 90, 2000. Ils redécouvrent Jean Leloup, Daniel Bélanger, les Colocs et… France D’Amour! »

Le spectacle de France au Théâtre Lionel-Groulx le 25 octobre est une présentation d’Odyscène.

 

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