Sarah Bernardht, née en 1844 à Paris, est l’une des actrices françaises les plus importantes du XIXe et du début du XXe siècle. Celle qui a été surnommée la « Voix d’or » et la « Divine » est la première comédienne à avoir fait des tournées triomphales sur les cinq continents. Mais elle est plus qu’une comédienne, peintre et sculptrice. Elle est une femme moderne qui défie les conventions, amoureuse et libre. Paris, 1896. Sarah Bernhardt est au sommet de sa gloire. Icône de son époque et première star mondiale. Découvrez la femme derrière la légende.

 

Guillaume Nicloux, réalisateur, explique ce qui l’a attiré dans cette vie hors norme : « Sarah Bernhardt fait partie de ces personnes vampires, capables de vous aspirer par leur présence, leurs exigences et leurs contradictions, leur générosité et leur démesure. C’est une femme qui est dans le trop : trop aimante, trop violente, trop injuste, trop éprise de justice, trop révoltée. Toutes ces facettes ne vont pas les unes sans les autres, et se nourrissent mutuellement. Il est en ce sens un film « romantique » assumé, une histoire d’amour où la passion d’une femme artiste prévaut sur la raison et la morale. Un destin unique dont la vie a été guidée par l’imagination et le dépassement de soi. Sa modernité est frappante… En particulier son affranchissement de la main mise patriarcale, qui s’exprime tout au long de sa vie, ses amours multiples, son opposition à l’autorité alors qu’elle en pratique les excès, son interprétation de rôles masculins… il y a ses engagements politiques, sa bisexualité, sa façon d’assumer la maternité sans mari…c’était très subversif pour l’époque… diriger un théâtre, s’occuper des costumes ». Cette énonciation résume très bien la pensée derrière ce long métrage.

Celle qui a tenu des rôles dans plus de 62 longs métrages, Sandrine Kiberlain, incarne le monstre sacré de façon monumentale. « Comment me suis-je inspirée? J’ai découvert la femme. J’ai lu plusieurs biographies dont ses mémoires pendant que j’apprenais le texte. C’est le seul travail que j’ai fait en amont : connaître le texte comme si c’était ma propre langue. Peu à peu, en les apprenant, Sarah arrivait. J’osais de plus en plus mettre le ton, les intentions. Je faisais connaissance avec elle ». Nous relate celle qui a reçu de nombreuses nominations et un nombre impressionnant de prix dont le César de la meilleure actrice en 2014. Une actrice accomplie.

« Sarah Bernhardt, La Divine n’est pas un biopic mais un portrait inspiré de la vie de Sarah Bernhardt. Une Sarah croquée d’un geste libre, à son image, assumant le mensonge dans sa plus belle sincérité ». Termine la scénariste Nathalie Leuthreau.

 EN SALLE LE 25 AVRIL 2025

 


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