Il y a maintenant quarante ans qu’André-Philippe Gagnon fait carrière, divertit le public d’ici et d’ailleurs avec ses prouesses vocales, ses imitations incomparables. Il a encore le feu sacré et présente un spectacle au concept original qui a pour titre Remastérisé.

Avec plus de 70 imitations chantées au programme, l’imitateur va nous en mettre plein les oreilles en plus de se confier, de livrer aux spectateurs des anecdotes, des moments particuliers vécus au cours de toutes ces années.

« Je vais raconter mes débuts, l’avant We Are the World, le pendant et l’après de cette chanson-là qui m’a amené à voyager partout dans le monde, tant en Australie, en France, en Belgique et en Suisse, au Canada et aux États-Unis, et bien sûr à présenter mon numéro à l’émission de Johnny Carson », raconte-t-il.

C’était le 13 novembre 1985, la date est bien gravée dans sa mémoire. Ce jour-là, il est devenu le premier artiste québécois à être invité au talk-show le plus populaire. Il était prévu qu’il fasse son numéro et qu’il s’éclipse ensuite, mais Johnny Carson avait été tellement impressionné qu’il l’avait invité à aller s’asseoir pour discuter avec lui. L’idée d’imiter toutes les voix de ce succès planétaire s’est avérée un coup de génie et a fait d’André-Philippe une vedette internationale.

« J’ai vécu énormément de choses, autant mon passage à Las Vegas, ma rencontre avec Lady Di, le jour où j’ai fait We Are the World devant Lionel Ritchie à l’émission de Michel Drucker, et tous ces moments sont bien sûr prétexte à faire mes imitations chantées qui ajoutent à mes propos. On a aussi des documents d’archives à l’appui, et c’est une proposition bien rythmée qui m’emballe énormément. Gabriel Poirier-Galarneau, qui a fait la mise en scène du spectacle Charleboisscope de Robert Charlebois, est de la partie, pour l’intégration des images, avec sa vision bien à lui. La mise en scène va être très avant-gardiste et rafraichissante, c’est le fun de travailler avec lui. »

Cette idée de se raconter est en quelque sorte née lors du spectacle précédent, explique André-Philippe. « Il y a un numéro que je faisais dans lequel je parlais de mon voyage en Afghanistan, et j’ai vu qu’il y avait un intérêt particulier pour les trucs personnels. Comme on va célébrer en février le 40e anniversaire de We Are the World, l’occasion est belle de me remémorer toutes les expériences vécues. Mais c’est surtout la mémoire musicale qui est en vedette, il y a un peu de nostalgie, c’est sur, avec des chansons qui nous ont marqués et qui nous rappellent des gens ou des moments importants de nos vies. C’est pas mal le fil conducteur du spectacle. Je me suis beaucoup investi dans l’écriture du spectacle », ajoute-t-il.
C’est toute une carrière qu’André-Philippe Gagnon a eue, quand on pense entre autres qu’il a présenté son spectacle en résidence à Las Vegas durant près d’une décennie. Son acolyte de la première heure, Stéphane Laporte, travaille de nouveau avec lui pour l’aider à peaufiner ses textes.
André-Philippe ne passe pas son temps, dans son spectacle, à faire du name dropping, mais il est tout de même question de certaines rencontres marquantes qu’il a eu l’occasion de faire. Notamment avec Frank Sinatra et Sting, pour ne nommer qu’eux.
Bien sûr, il imite toujours à la perfection Mick Jagger, mais il n’a malheureusement jamais eu la chance de le croiser. « Je suis allé le voir en show à Québec, les gars étaient allés célébrer sur Grande Allée et on s’est manqués, dit-il. Quincy Jones est décédé récemment – il a été le producteur de We Are the World –, j’ai posté une photographie avec lui, quand il était venu me voir au Comedy Store. Heureusement, mon sonorisateur Daniel Hardy ne m’avait pas dit que le grand Q était dans la salle, et j’avais pu le rencontrer par la suite. »
André-Philippe, rappelons-le, a aussi fait la grande tournée Let’s Talk About Love de Céline Dion, ce qui lui a donné l’occasion de se produire devant d’immenses foules un peu partout sur la planète. « Quand tu fais la première partie de Céline, c’est elle que les spectateurs attendent. Les 95 000 spectateurs qui étaient là au Stade de France, ce n’est pas moi qu’ils venaient voir, et en plus, j’avais le front de dire : « Mesdames et messieurs, les Rolling Stones! », puis j’arrivais sur scène en faisant Start Me Up. Je conserve aussi un très beau souvenir d’avoir réussi à faire lever les spectateurs pour faire avec moi les pas de danse des Temptations, c’était quelque chose. »
André-Philippe avoue que le chiffre 40, pour 40 ans de carrière, est un bel exploit. « Et dire qu’il faut que j’en fasse encore quarante autres! dit-il en riant. C’est sûr que ça a passé vite, je me suis beaucoup amusé, et le break qu’on a tous pris durant trois ans en raison de la pandémie fait en sorte que c’est le fun d’arriver avec nouvelle proposition. J’ai déjà une autre idée pour mon prochain spectacle. Il y a des choses qui se trament à l’extérieur du Québec, j’ai hâte de retourner en France, en Suisse et en Belgique. Quant à Las Vegas, il faudrait vraiment que ce soit intéressant et que les conditions soient vraiment exceptionnelles pour que je décide d’aller en résidence là-bas, parce que je veux être proche des miens. Mais on ne dit jamais : Fontaine du Bellagio, je ne boirai jamais de ton eau ! »

André-Philippe commence la tournée de Remastérisé le 14 janvier, à Val-Morin, et pas moins d’une vingtaine de spectacles sont à son agenda, dont sa première montréalaise au Théâtre Maisonneuve en mai prochain.

 

Visitez le site andrephilippegagnon.com pour les dates de spectacles.

 


 

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