Mélissa Bédard a non seulement un talent fou qui n’a pas fini de nous étonner, mais en plus, elle a l’amour inconditionnel du public, ce qui n’est pas donné à tous les artistes. Les gens qui l’apprécient auront certainement hâte de voir et d’entendre cette chanteuse à la voix puissante et émouvante dans le cadre du spectacle Parapapam auquel elle participe pour la première fois.
Parapapam est présenté au Grand Théâtre de Québec le 17 décembre, puis à la Maison symphonique du 26 au 28 décembre. Outre la présence de Mélissa Bédard, on retrouvera sur scène Christian Marc Gendron et Vladimir Kornéev, en plus de Manon Séguin à titre d’invitée spéciale. Aussi, 31 musiciens dirigés par Marianne Trudel les accompagneront, ainsi qu’un chœur gospel et pas moins de 100 choristes.
En entrevue, Mélissa se montre très excitée de participer à ce spectacle. « D’abord, je pense que le monde sait que je suis une très grande fan de Noël. Je suis habituée de faire des shows de Noël, mais de pouvoir partager la scène avec d’autres, c’est vraiment le fun parce qu’en gang, on retrouve encore plus l’essence de la famille. Nos voix vont très bien ensemble, chacun apporte son univers. Pour ma part, j’apporte mon côté soul et ça va donner quelque chose de fantastique. Je suis une fille d’équipe et pour moi, c’est du gros bonbon de faire ça. »

Toujours donner sa pleine mesure
De plus, Mélissa se dit emballée de travailler avec les artistes qui seront à ses côtés. « Ce sera une première pour moi de côtoyer Vladimir, mais je le connais bien parce que je suis sa carrière. J’ai vu tout ce qu’il fait, ça va être bien le fun de travailler avec lui. Et Christian Marc, lui, je l’aime assez! C’est vraiment mon univers et j’apprécie tellement de chanter avec lui. Son intelligence musicale est là, il va apporter un plus avec sa voix et le fait qu’il joue du piano, c’est un bon chef. Eh que ça va être le fun ce show-là! s’exclame-t-elle. C’est big, c’est le spectacle de Noël à voir. Le fait de pouvoir poser ma voix sur des grands classiques comme ça, avec les gars et avec Manon, les gens vont entrer dans la salle, passer un bon moment, oublier tout ce qu’il se passe à l’extérieur, et vraiment penser à eux durant toute cette soirée-là. Ça va être grandiose et magique. »
Évidemment, Mélissa sera bien servie puisqu’elle a demandé à interpréter des « chansons à voix », mais les gens de la production lui ont aussi demandé si elle voulait chanter des rigodons, et elle a bien sûr dit oui. « Je pense que mon côté caméléon va me permettre d’interpréter plusieurs chansons à ma sauce. »
Elle le répétera à plusieurs reprises durant notre conversation : la chanteuse avoue que d’interpréter des chansons de Noël est l’une des choses qu’elle préfère. « C’est un défi parce que les gens connaissent pas mal toutes les chansons de Noël, mais chaque année, on essaie de se dépasser et d’amener les chansons ailleurs. On les connaît, mais les faire découvrir à notre sauce, à notre façon, c’est vraiment le fun. Noël c’est la nostalgie, le partage, et pour des gens qui sont peut-être seuls, et pour qui ce sera, on ne sait pas, leur seule sortie de l’année, je sens que c’est mon devoir de ne pas ménager les efforts. J’en fais vraiment ma marque de commerce, même dans les shows à longueur d’année, de me dire que pour certaines personnes dans la salle, comme c’est peut-être le seul spectacle qu’ils sont capables de se payer dans l’année, ils méritent d’avoir le meilleur du monde. À chaque spectacle, c’est mon devoir de rendre ça de plus en plus magique, et avec des chansons de Noël, on vient de monter la barre encore plus haut. Ce sont de grands classiques qui font du bien, et on entre tous ensemble dans la nostalgie. Et puis Noël, sur le plan personnel, ce sont de beaux souvenirs en famille avec mes frères, ma mère, ma grand-mère, et quand on allait chez ma tante. Ce sont des souvenirs que tous les Québécois ont, on entrait chez ma tante, on mettait tous les manteaux sur le lit, les bottes dans le bain… », dit-elle en riant.
Une femme et une mère épanouie
Mélissa Bédard s’est non seulement imposée comme l’une des plus grandes chanteuses de sa génération, mais elle a aussi le bonheur d’être une mère de famille comblée. Rappelons que le 26 mars dernier, elle a donné naissance à son quatrième enfant, un garçon prénommé Aaron. « C’est mon petit garçon d’amour, c’est un ange! C’est vraiment un bébé parfait. J’ai accouché, je suis restée six semaines et demie à la maison, puis je suis partie en répétition pour (la comédie musicale) Chicago. Mes parents et moi, on est déménagés durant trois mois à Montréal, Carl est resté à la maison avec les autres enfants, et on a vécu les premiers mois complètement seuls à l’appartement. Il est vraiment un ange, il a fait ses nuits pratiquement tout de suite », ajoute-t-elle.

En discutant avec elle de son année 2025, Mélissa avoue qu’elle a été folle et très chargée, et qu’elle en est tellement reconnaissante! « D’abord, avec Chicago, je pense que tout chanteur et tout fan de comédies musicales rêvent de faire Chicago. J’ai eu la chance de jouer le personnage de Mama Morton, qui est l’un des très beaux rôles de comédie musicale au Québec, dit-elle. Je suis choyée que les gens me fassent confiance, qu’ils aiment mon énergie et mon authenticité, parce lorsque les gens me choisissent, c’est ça qu’ils prennent. Il n’y a rien d’autre de plus qu’une fille qui adore triper, une fille de gang. Je suis reconnaissante que l’équipe ait pensé à moi pour ce rôle-là. En plus de mes spectacles, de Chanteurs masqués, du documentaire que j’ai pu faire avec la gang des Productions Déferlantes, ça été une année de rêve. J’ai eu 35 ans, et je pense que je suis sur mon X, à la croisée des chemins et je me rends compte que ce que je fais là, c’est tout ce dont j’ai toujours rêvé de faire dans ma vie. Il y a quelqu’un qui me guide en haut et je suis bien chanceuse d’avoir cette belle voie-là devant moi. »
35 ans et encore beaucoup de rêves
Et avoir 35 ans, qu’est-ce que ça signifie pour une chanteuse qui s’est fait connaître du grand public il y a déjà treize ans, en participant à Star Académie? « C’est une étape qui est la croisée des chemins et où l’on choisit où l’on veut aller. Je pourrais dire que déjà, à l’époque de Star Académie, je m’affirmais beaucoup, et là, j’ai moins peur de mettre le pied à terre et de vouloir faire des changements, pour en arriver avec une version améliorée de moi. Je me donne toujours à cent pour cent, mais c’est important de me faire plaisir et d’accepter des choses qui me font grandir en tant qu’artiste et, avant tout, en tant que personne. Je pense que j’ai moins peur de déplaire et d’affirmer ce que je pense tout haut, autant avec mon équipe que dans la vie en général, avec ma famille. Je suis rendue à un point où je n’ai plus peur de parler, de donner mon opinion. Je me fais confiance dans tout ça avant tout, et il faut que l’équipe ait confiance en moi aussi, c’est la base », ajoute-t-elle.
Si Star Académie a joué un rôle majeur dans sa carrière de chanteuse, Mélissa avait depuis un bon moment l’idée d’en faire son gagne-pain. « Quand j’étudiais au secondaire, je savais que je voulais chanter et que j’aimais performer, mais c’est vraiment Star Académie qui m’a donné la piqure. J’ai réalisé à ce moment que j’aimais apprendre des chansons, monter des spectacles, et me produire devant un public. Je savais que j’aimais chanter dans des rencontres avec des amis, à des mariages, des funérailles et je sais que si ça s’arrête un jour, je ne serai pas perdue : j’irai chanter pour les personnes âgées et les enfants. C’est vraiment mon moteur de vouloir partager »
Cette année, Mélissa dit avoir vécu une belle aventure enrichissante en jouant dans la comédie musicale Chicago. Ça été beaucoup de travail, bien sûr, et elle en garde un souvenir impérissable. « D’abord, c’était en anglais au complet, alors je dirais que j’ai beaucoup appris, ça été une école. On avait une équipe américaine qui est venue nous coacher. C’était d’une vitesse rare et en même temps, c’était un défi pour moi parce que je ne parlais pas anglais tant que ça. D’apprendre des textes et de faire du direct comme ça, devant des spectateurs, c’était le fun de me mettre en danger et j’ai trouvé ça cool. Ça m’a amenée en dehors de mes bottines, ça m’a bousculée. Je me suis dit : « OK, je ne suis pas rendue au bout de mon art, je suis capable d’en faire encore plus. » J’ai adoré faire ça. Je suis une fille d’équipe et des amitiés sont nées, et comme d’habitude, j’ai pleuré à la fin », ajoute-t-elle en riant.
C’était inévitable : ce défi qu’elle a su relever a fait germer en elle de nouveaux rêves. « En travaillant avec une autre équipe d’un autre pays, avec une autre vision, ça m’a amenée à penser que j’aimerais peut-être aller en France, en Suisse, et de pouvoir voyager et d’aller plus loin. J’aimerais ça rencontrer un nouveau public qui ne me connaît pas », dit-elle.
Si la chanteuse nous éblouit chaque fois qu’elle pousse la note, la mère de famille, elle, est fière de ce qu’elle est devenue et de ce qu’elle accomplit. « Au-delà de l’écoute, je pense que ma plus grande qualité est que je suis une mère cool, une mère le fun. Et en même temps, je n’ai pas peur de mettre un cadre, des limites, mais toujours dans le plaisir. J’essaie de faire tout ça d’une façon humoristique et d’amener mes enfants à réfléchir. Je pense qu’avec mon métier, ils voient que je travaille fort et que je crois en mes rêves et juste ça, ça leur donne le goût de se dépasser et de faire ce qu’ils veulent dans la vie. Si un jour, l’un de mes enfants me dit : « Je veux être médecin », c’est OK, tu peux être médecin. Et si un autre veut travailler chez Dollarama, je dirai alors : « Pourquoi pas? Si tu peux triper et te sentir bien, c’est ce qui est important. Je ne leur mets pas de pression, je veux qu’ils se trouvent un rêve, quelque chose qu’ils veulent accomplir, puis qu’ils se rendent jusqu’au bout. Il y a toujours une solution et sky’s the limit. »
Mélissa, on le sait, a perdu sa mère quand elle était jeune, je lui ai demandé quels souvenirs elle en conservait. « J’avais dix ans quand ma mère adoptive est décédée. Mes parents ont toujours été comme je suis, je ne me souviens pas de les avoir entendus se chicaner, il y avait toujours une solution à tout. Mon père me raconte des choses qui n’ont pas toujours été faciles, et jamais on ne l’a ressenti. Je pense que le plus beau cadeau est de voir ses parents s’embrasser, ils étaient fins. La base d’une belle famille, c’est que tu sois séparé ou en couple, il faut que les enfants ne ressentent pas ce qui ne va pas, il faut qu’ils ressentent avant tout l’amour. »

Une chose est claire : le grand public aime la chanteuse, mais aussi la femme spontanée et exubérante qu’elle est. « Quand je regarde en arrière le chemin que j’ai parcouru et que je vois la Mélissa bubbly de Star Ac, un peu innocente dans le sens d’innocence, ça je l’ai gardé. Je suis encore émerveillée quand je vois d’autres artistes connus chanter, et je veux garder cette passion et cet amour là pour le milieu que j’ai depuis toujours. Je suis aussi une grande émotive et avec Chanteurs masqués, les gens se disent peut-être : « Bon, elle pleure encore! », mais voir une artiste qui s’est dépassée dans un costume et puis se dévoiler, ça me touche. Je ne peux pas rien faire à moitié, je suis comme ça. »
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