Les succès commerciaux font la richesse des entrepreneurs et de leurs actionnaires. Mais, ce ne sont pas toujours des succès. Nous visitons quelques flops des tops… Oui, même au sommet avec des moyens financiers astronomiques, certains tirent tout de même dans leur but…

Redux et la cocaïne.

 

 

En 2006, Jamey Kirby alors un cadre informatique, conçoit une boisson énergisante qui contiendrait 2,5 fois plus de caféine qu’un Red Bull. Afin de bien identifier sa boisson énergisante, l’ingénieur informatique pense à l’appeler « reboot » qui veut dire littéralement redémarrer en français, mais le nom était déjà pris. Il se tourne alors vers « cocaine » malgré le fait qu’elle n’en contient pas une goutte, ni même un seul grain et lance le produit en septembre 2006. Le tollé généré ne s’est pas fait attendre. Les législateurs de plusieurs états, la Food and Drugs Administration Américaine et les organisations antidrogue ont mis la pression sur Redux et en 2007, Cocaïne a été retirée des étagères pour mieux revenir sous le nom de « no name ».

Ford et la Edsel

 

 

Henry Ford est synonyme de révolution industrielle et de réussite commerciale. Quand le département de marketing, suivant les désirs exprimés des acheteurs potentiels dans les différentes études de marché, s’interpose dans la conception d’un véhicule qui ont peut faire face à un retentissant échec. Nommé Edsel en l’honneur du défunt fils de Henry Ford, ce monstre mécanique, imposant et propulsé par un moteur V8 était offert en 18 versions dont un cabriolet, un 2 portes et même une familiale. Maintenant synonyme de « raté commercial » , ce sont ses nombreux défauts et défaillances qui ont contribué à son extinction seulement après 3 ans de production et un investissement colossal de 250 millions de dollars ( 2,7 milliards aujourd’hui). Une interprétation un peu freudienne du design a même suggéré que la calandre rappelait un vagin afin d’interpeller les acheteurs masculins.

 

Les yogourts Cosmopolitan

 

 

Avec une distribution dans sa version anglophone de 405 000 exemplaires et une édition francophone de plus de 190 000, nous pouvons dire que le magazine Cosmopolitan destiné aux femmes est un franc succès.

Mais qu’arrive-t-il lorsque le marketing interprète bêtement une donnée tirée d’une étude de lectorat ? Un fiasco ! Et Cosmo n’est pas en reste. En 1999, les dirigeants du magazine savent que le sexe vend des copies et les grands penseurs en marketing, ont fait un lien assez simplet quand 65% des lectrices ont affirmé avoir utilisé des aliments comestibles lors de leurs ébats amoureux.

Il n’en fallait pas plus pour que nos super héros du commerce décident de lancer leur propre marque de … Yogourt  dans le marché hypersaturé de l’alimentaire. Malgré le flop du yogourt, une bulle au cerveau des dirigeants a fait en sorte que Cosmopolitan se lance aussi dans le fromage crémeux et le fromage frais. Du fromage dans vos ébats ? Pas sûr. Pas sûr ! Et les clientes non plus. 18 mois plus tard, tout a été retiré des étagères. Probablement la meilleure décision des dirigeants au sujet de l’alimentation.

 


 

 

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