Les 39 marches est une comédie policière complètement folle qui remporte un succès incroyable à travers le monde, et elle sera présentée au Québec cet été avec une brillante distribution. Benoit Brière, Martin Drainville et Luc Guérin signent la mise en scène et joueront dans cette pièce adaptée du film réalisé par Alfred Hitchcock en 1935, aux côtés de la comédienne Évelyne Rompré.

Pour en savoir plus long sur cette production qui sera présentée à Laval, puis à Sainte-Agathe, Terrebonne, Gatineau et Québec, nous nous sommes entretenus avec Martin Drainville.

Tu vas jouer une quinzaine de personnages dans Les 39 marches?

Peut-être même un peu plus, parce qu’il y a de petits personnages. On fait le film à quatre personnes. Luc fait le personnage principal, Evelyne Rompre fait les personnages féminins avec lesquels il a un potentiel amoureux, et Benoît et moi, on fait ce qu’ils appellent dans la pièce « les clowns », c’est-à-dire tout le reste! Dans une même scène, on peut jouer quatre, cinq personnages, et on peut se donner la réplique à nous-mêmes dans la peau de personnages différents.

Quelle est l’histoire de la pièce?

On suit l’histoire qui colle beaucoup à celle du film d’Hitchcock. Un gars rencontre une femme mystérieuse qui lui dévoile un pseudo secret qu’il ne comprend pas trop et qui s’appelle Les 39 marches. Elle est assassinée dans un appartement et non seulement il est à la recherche de ce que sont les 39 marches, mais il doit aussi s’innocenter de ce meurtre-là qui s’est produit chez lui. C’est la beauté de cette pièce-là : on joue plein d’affaires, on est dans plein de lieux, c’est un peu une mission impossible de jouer ça au théâtre, et c’est en même temps la magie du théâtre. Avec trois fois rien, on évoque quelque chose et les gens embarquent grâce à leur imagination et la nôtre. C’est un très beau carré de sable pour des acteurs.

Benoit, Luc et toi avez travaillé ensemble pour l’adaptation de la pièce, la traduction et la mise en scène, comme vous en avez l’habitude depuis longtemps?

Ça fait longtemps qu’on se connaît, mais ensemble, en trio pour Les Productions Ménage à Trois, c’est depuis 2013. On avait d’abord fait une pièce de Feydeau, et après, on a enchainé en jouant dans d’autres productions. On s’est rendus jusqu’à Broue en 2019. Le but de faire Broue était de prolonger sa vie et c’est ce qu’on a fait.

Votre plan de match était de partir en tournée avec Broue?

Oui, mais la pandémie a « un peu » chamboulé les calendriers prévus, la tournée a été retardée d’un an. La vie de Broue n’est pas terminée, on a fait une tournée l’automne dernier, une quarantaine de salles, et les gens étaient au rendez-vous. C’est une pièce qui est  un phénomène social, ça dépasse le spectacle. C’est un plaisir à voir et à revoir, et je pense qu’on s’est acquittés honorablement de ces grandes chaussures-là que nous avions à chausser. On l’a fait à notre manière, et c’est une façon pour nous de perpétuer cette pièce-là, parce que ça aurait été plate qu’elle tombe dans l’oubli. Visiblement, ça atteint encore la cible. Tout ça pour dire que Les 39 marches est notre première création depuis ce temps-là, on était dus pour se remettre en danger encore un peu. On s’expose à chaque pièce, on y va, on n’est jamais certains du succès. On fait tout pour que ça arrive, et on est forts de notre expérience et de notre camaraderie. On parle ici du trio, mais sur une base personnelle, on connaît l’autre depuis plus de trente ans.

Ça faisait longtemps que vous aviez cette pièce dans vos tiroirs?

Moi, j’ai eu l’occasion de la jouer en 2012 et ça été un gros succès quand ça été écrit, au début des années 2000. Ce sont des Britanniques qui ont écrit la pièce, et ils ont fait ce pari un peu audacieux de faire un film sur scène. On est très dans le film noir, les méchants sont méchants, et les bons sont bons. Il y a des histoires d’amour aussi, c’est un bel objet à parodier. Tout ça pour dire qu’ils ont eu un énorme succès à Londres, à New York et partout dans le monde avec cette pièce. En 2012, il y avait Diane Lavallée, Patrice Coquereau et Joël Legendre avec moi sur scène, on l’avait jouée un bon bout de temps, et depuis, je me disais que ça avait un gros potentiel. C’est un spectacle intemporel et le défi est toujours de trouver une pièce où il y a des rôles intéressants pour les trois gars. Souvent, dans les comédies il y a un beau duo, mais des teams de trois, ça n’arrive pas souvent. C’est pour ça que Broue a été extraordinaire. Chaque année, quatre-vingts pour cent du travail est de trouver la bonne comédie, ce qui n’est pas évident.

On a hâte de voir ça, on peut dire que c’est une pièce faite sur mesure pour Benoit, Luc et toi!

Oui, c’est parfait pour nous trois et en plus, on va jouer avec Evelyne Rompré qui est une comédienne extraordinaire. On est très contents de la retrouver, on avait travaillé avec elle dans la pièce Pierre, Jean, Jacques, l’été juste avant de faire Broue, et elle avait déjà joué avec Benoît. Bref, on va tout faire pour passer et faire passer un bel été à nous et aux gens qui vont voir le show.

Vous allez faire beaucoup de représentations des 39 marches, plus de quarante jusqu’en juin 2026?

Oui, et il y en a d’autres qui se sont ajoutées. Cet été, on en fait 25, 30, on arrête à l’automne et on reprend fin janvier, début février, et on va se promener partout au Québec jusqu’à la fin juillet. Après, on verra selon la demande. Aussi, je te dirais qu’on fait tout pour recommencer à présenter Broue, peut-être à l’automne 2026.

On t’a vu à la télé dans In Memoriam, Double jeu, et on va te voir cet été dans Menteuse, tu as d’autres tournages en vue?

Non, aucun tournage, je me consacre aux 39 marches.

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