
Nous vivons à 100 milles à l’heure. La vie, la famille, le boulot, les responsabilités, les joies, les peines…. La vie quoi !
Nous tenons trop souvent la présence des autres pour acquise. Les amis, les enfants, les conjoints et conjointes et les parents. Nous courons tous après le temps, cette notion fondamentale qui, depuis que le monde est monde, nous essayons de contraindre, d’apprivoiser, de tenir en laisse, mais rien n’y fait.
Un jour, un proche se retrouve à l’autre spectre de la vie, alors on réalise que nous avons reçu, mais aussi beaucoup donné et, tout d’un coup, notre univers est chamboulé. Une personne qui a marqué notre vie, notre caractère, notre être, nous quitte et, sans s’en apercevoir, laisse un vide incommensurable en nous. Un espace que nous ne supposons pas aussi grand.
Un jour ou l’autre, ainsi va la vie, nous vivons malheureusement ce déchirement qui nous bouleverse, chamboule, détruit avec le départ de quelqu’un important pour nous.
Je vis ce vide.
Depuis plus de quatre ans, j’ai été l’aidante naturelle de mon papa adoré. J’ai aidé mon roc, mon phare, mon guide dans les derniers moments de sa vie. Il est né un 14 juillet, un mercredi frisquet pour cet été remarquable de 1926. Il a vécu le début de la radio, la Deuxième Guerre mondiale, la naissance de la télé, la Révolution tranquille, l’homme sur la lune, l’évolution de la technologie et tellement de bouleversements sociaux. Il a toujours été droit, fier et solide comme le roc. Il nous a quittés paisiblement, sans souffrances, à l’âge de 100 ans et 1 mois.
Peu de mots peuvent exprimer notre peine, notre chagrin et pourtant, nous vivons tous ses départs à notre façon. Il manquera à tous ceux qui ont eu le bonheur de le côtoyer. Il manquera à tous ceux qui ont eu l’honneur de le côtoyer. Il me manquera tous les jours.
Merci petit papa d’amours. Je t’aime.

Nicole Labelle
Éditrice & Rebelle en chef
P.S. Nous les avons surnommés nos anges pendant la pandémie. Elles et ils en sont. Ma sœur et moi voulons remercier sincèrement et du fond du cœur, le personnel de l’étage Symphonie du CHSLD Michèle-Bohec de Blainville qui ont fait de notre papa, leur papa dans les dernières années de sa vie. Le nom d’ange n’est peut-être pas assez fort pour témoigner de votre dévouement. Merci. Infiniment.