Depuis que le monde est monde, l’être humain a besoin de communiquer. La parole est passée aux dessins et par la suite aux mots environ 1 000 ans avant notre ère. Surtout utilisés par les phéniciens, les premiers commerçants internationaux, ils ont su frayer leur chemin dans nos cultures, nos mœurs, nos vies.

Nous avons maitrisé l’art d’écrire, l’art de communiquer avec un autre être humain sans être physiquement à portée de voix. Maitrisé l’art de passer des idées, des pensées des sentiments par des mots posés sur une surface, dans un ordre précis, afin de bien faire comprendre leurs sens.

Notre magazine comprend plus de 20 000 mots qui, mis un à la suite de l’autre, sans ordre précis, ne voudraient rien dire. Mais des gens de talents réussissent à mettre des mots dans un ordre particulier et de nous faire comprendre et apprécier les histoires des autres et nous permettent de partir à la découverte d’histoires et de milieux de vie.

Les paroliers de musique portent des mots accompagnés de notes afin de nous émouvoir, de nous faire réfléchir, de nous calmer, de nous faire bouger et toujours, de nous émerveiller. Les romanciers, écrivains et rédacteurs nous transportent, à coup de mots, dans un univers qui nous est très souvent inconnu sans aucune image, juste des mots. Lors de la fête nationale du Québec de 2025, Antoine Bertrand nous a livré une magnifique tirade patriotique composée exclusivement de phrases d’auteurs québécois. Un pur délice pour les oreilles et les cœurs québécois.

Nos écrivaines, écrivains, parolières, paroliers, rédactrices, rédacteurs, poètes ne cessent de nous faire réfléchir, de nous rendre nostalgiques, amoureux, heureux, fiers, tristes et ont appris à nous faire passer par toute la gamme des émotions.

Sans l’apport des scénaristes, les films, les documentaires et émissions de télé qui passent avant tout de l’imaginaire à l’écriture ne verraient jamais les écrans.

Nous avons le devoir de préserver cette magnifique mais comment complexe langue française dans cette mer anglophone qu’est l’Amérique du Nord et empêcher notre louisianisation. Comme ceux qui nous ont précédé dans la vie, c’est à notre tour de passer aux jeunes générations le plaisir des mots avant que tout ne devienne que des paroles transformées par une quelconque intelligence artificielle sans que nos mains ne touchent à un crayon ou un clavier.

Merci à ceux qui ont le talent des mots.