1942. Paris est en pleine occupation nazi. Le 16 juillet, trois juifs polonais échappent par miracle à la rafle du vélodrome d’hiver, la plus grande arrestation massive de juifs en France. Tauba, Rywka et Moshe Zybersztejn vont rester cachés dans une pièce de 6 mètres carrés en plein Paris, débarras que les Dinanceau, au péril de leurs vies, mettront à la disposition de la famille le temps que les choses se placent. Malheureusement, cet exigu placard sera leur cache pendant plus de 2 ans et un mois dans le silence et l’immobilité. Mais Tora est une battante et rien de l’empêchera de provoquer son destin.

En 2015, le fils de Tauba, Guy Birenbaum publie son livre Vous m’avez manqué. Au cœur du livre, il publie des extraits des témoignages de sa mère et de son père aux équipes de la Fondation des archives de l’histoire audiovisuelle des survivants de la Shoah, parrainé par Steven Spielberg. En 2019, Nils Tavernier rencontre Guy Birenbaum. Ils échangent à propos du livre de Guy. Le réalisateur est très touché par les deux ans de réclusion de la famille Zylbersztejn en plein Paris. Il découvre alors l’interview de Tauba réalisée par les équipes de Spielberg.
Après avoir vu pendant une heure cet entretien, Nils Tavernier lance « C’est un film ».

La rencontre du fils, écrivain et co-scénariste, Guy Birenbaum.

Visiblement touché par l’œuvre, il nous raconte lors de notre entretien « le scénario du film s’inspire désormais librement, avec des parties romancées, du témoignage de ma mère. C’est un film de cinéma, une fiction, pas un documentaire historique. Mais nous avons tenu à inscrire, à ancrer cette histoire singulière dans l’Histoire en intégrant des images d’archives, à plusieurs reprises, dans son déroulé ».

Il ajoutera que « si j’ai évidemment grandi avec la connaissance de cette histoire, c’est surtout à ce que ma mère a raconté à l’équipe de Spielberg en 1997, et la transformer en film m’a permis d’imaginer un peu mieux ce qu’avait pu être la vie éprouvante de ma famille pendant plus de deux ans. La reconstitution très exacte de la pièce où ils restèrent 765 jours a probablement été le moment le plus touchant ».

« J’ai eu le sentiment, pendant tout le tournage, qu’ils étaient tous habités par une histoire particulière dont la vertu est d’illustrer le rôle joué par des citoyens exemplaires et héroïques dans la protection de Juifs en danger. Leur interprétation m’a donc profondément touché et convaincu ; surtout le respect qu’ils y ont placé vis-à-vis des vrais héros de cette histoire. À ce titre, la manière dont Sandrine et Laurent incarnent le couple Dinanceau ne peut qu’émouvoir le public ».

Pour terminer, il enchaine : « s’il est évidemment frappant de voir sa famille représentée à l’écran, ce que je retiens et que je voudrais que le public retienne, c’est le profond message d’espoir du film », conclut-il.

 

 

EN SALLE DÈS LE 2 MAI 2025

 


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