Jusqu’à maintenant, François Pérusse connait une année absolument emballante. Tout d’abord, en février, il a présenté le tout premier spectacle de sa carrière, Pérusse symphonique : du Snack bar à l’OSM à la Maison symphonique. Et puis voilà que cet été, il va présenter Boulevard Pérusse, une pièce de théâtre qui constitue aussi une nouvelle expérience.

« C’est un cheminement que j’aime bien, je suis content. Ce seront des acteurs qui vont jouer avec leur vraie voix une pièce de théâtre que j’ai écrite. Je me sens dans mon élément là-dedans, mais je suis tout aussi nerveux, dit-il. On va évidemment reconnaître l’univers de mes niaiseries. J’ai vraiment hâte de voir comment les gens vont percevoir ça. » Cette pièce sera présentée à compter du 11 juillet jusqu’au 22 août, au Théâtre Lionel-Groulx à Sainte-Thérèse.

« C’est clair que dans cette pièce, il y aura des clins d’œil à l’univers de Pérusse », confie-t-il. Ce qui fera certainement le bonheur de ses fans. « Cela dit, on ne va pas rejouer des albums, des sketchs dans leur intégralité. On s’est aperçu aussi, en montant le projet, que les acteurs sont bien occupés. Quand on a fait les propositions, tout le monde était bien emballé, mais ils avaient tous de la misère avec leurs horaires. Cela dit, on est vraiment gâtés avec la distribution qu’on a, ce sont des personnes connues et talentueuses en plus, qui sont vraiment dans le physique de l’emploi », ajoute François. L’excellent Hugo Bélanger signe la mise en scène de ce spectacle.

Ève Landry, Martin Héroux, Erich Preach, Marie-Ève Trudel, David-Alexandre Després et Philippe Racine seront les vedettes de cette comédie qui s’annonce prometteuse. François nous livre l’idée de base de cette pièce.

« La trame de fond, c’est une famille québécoise, en 2041, qui a une entreprise multinationale qui fabrique des objets qui sont 100% faits avec la nature, et qui se défont 100% dans la nature, donc bio dégradables et écolo. Comme une laveuse sans eau. La multinationale a des usines partout dans le monde et dans un pays qui fait face à un coup d’État, leur usine est saisie, et le gouvernement est renversé. Ça a l’air bien sérieux de même, mais c’est ça le fond de l’histoire. Ils doivent dealer avec des gens, les politiciens tyranniques, pour sauver ce pays qui n’est pas très riche. Et évidemment, dans mon style, c’est très niaiseux. »

Comme il l’a écrit sur le site de la pièce : « L’histoire tient la route.  Mais… c’est moi qui l’ai écrite… Il y aura donc des portes qui claquent, des jeux de mots tordus, des débordements dans le scénario et les dialogues, des personnages surgis de nulle part ; l’un des personnages n’est pas humain et c’est ma voix qui l’incarne.  En somme, c’est du vrai théâtre de boulevard, mais sorti de ma tête. » Tous ceux qui adorent l’humour de François depuis plus de trente ans, vont assurément être curieux de voir cette première pièce de théâtre imaginée par le créateur des Deux minutes du peuple.

Au sujet de cette pièce, François précise qu’il est question d’une tournée. « C’est sûr que c’est conçu pour continuer », dit-il.

François a eu une carrière unique au Québec, un succès phénoménal à la radio d’abord, puis sur disque. Imaginez : on parle d’environ deux millions d’albums vendus. Il y aura trente-six ans le 4 septembre 1990 que sa première capsule a été diffusée à CKOI. François habitait alors à Québec et il était vendeur d’instruments de musique. « J’avais un petit mini studio chez moi, et je m’amusais à faire des trucs que je faisais écouter à certaines personnes. »

Il connaissait Luc De Larochellière (qui travaillait avec son frère, Marc Pérusse), et le chanteur lui a demandé de faire une publicité humoristique pour son album Sauvez mon âme. La publicité a été diffusée à la radio, elle a connu un grand succès. Tout le monde se demandait qui l’avait faite, et à CKOI, on a contacté François pour lui demander s’il pouvait faire ça tous les jours. On connait la suite ! En l’espace de trois semaines, tout le monde parlait des capsules de François, et l’émission du matin, animée par Normand Brathwaite, a vu ses cotes d’écoute monter en flèche.

« Mon premier personnage était un petit reporter qui s’appelait Gilles Micro. Il faisait des reportages sur n’importe quoi, il avait une petite voix bien fatigante », dit-il.

Un mot en terminant sur le spectacle symphonique présenté en février : « C’est sûr que c’était quelque chose qui était complètement en dehors de ma zone, dit-il. Ça été plaisant à monter, ça été beaucoup de travail, mais ça s’est bien passé. J’étais tellement content ! En plus, mes deux fils étaient sur scène et ils ont vécu une expérience qu’ils n’oublieront jamais, tout comme moi. »

 

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