Emmanuel Bilodeau ne cache pas son enthousiasme lorsqu’il est question des Boys. Après avoir présenté quantité de spectacles solo, l’idée de vivre un trip de groupe sur scène lui sourit alors qu’il incarnera le personnage de Stan, entouré de onze interprètes, dans ce qui s’annonce être un énorme succès.

Ce projet théâtral est une adaptation du premier film Les Boys, sorti en salle en 1997, d’après une idée originale de Richard Goudreau. Ce long-métrage, rappelons-le, avait été un succès colossal, puisqu’il avait récolté plus de sept millions de dollars au box-office. Ce qui a donné lieu à quatre autres films et à une série télé. Produit par Juste pour rire, cette adaptation à la scène, qui nous permettra de renouer avec les personnages bien connus, sera à l’affiche à compter du 26 juin au Théâtre du Vieux-Terrebonne, avant d’être présenté en tournée dans plus d’une dizaine de villes au Québec dès janvier 2026

Ce spectacle va rejoindre tous ceux qui connaissent Les Boys, mais aussi ceux qui ne les connaissent pas, comme l’indique Emmanuel. « C’est une comédie, c’est le hockey, c’est niaiseux, c’est drôle, c’est efficace et il y a de méchants bons punchs. C’est vraiment une mine d’or de bonnes jokes. C’est un peu l’humour de Louis Saia et aussi de Claude Meunier, il y a des répliques qui sont parfois dignes de lui », dit-il.
Le comédien va porter la moustache pour incarner Stan, le propriétaire de la brasserie et entraîneur d’une équipe de hockey, qui doit une somme très importante à « son ami » Méo (Louis Champagne). « Dans ma tête, le Stan que je vais faire, il va me ressembler, il ne ressemblera pas à Rémy Girard, à part peut-être la moustache. C’est sur qu’inconsciemment, je vais être imprégné de ce qu’il a fait, ça va m’inspirer, mais je ne me sentirai pas contraint parce que le personnage, c’est Stan, pas Rémy Girard, dit-il en riant. Ce serait bizarre et malaisant si je me mettais à faire une imitation de Rémy Girard. »

Il va donc lui donner sa propre couleur, comme vont le faire notamment Louis Champagne, David Savard (Bob), Benoit Drouin-Germain (Ti-Guy), Mikhail Ahooja (Mario), Didier Lucien (Boisvert), Gabriel Sabourin (Jean-Charles), Denis Houle (Fern), Nicolas Pinson (Julien), Thomas Derasp-Verge (Léopold). En tout, la troupe comptera donc douze interprètes dont deux femmes, Marilou Morin (Sonia) et Marie-Pier Labrecque, qui interprétera différents personnages.

« Moi, mon objectif est que ça fonctionne au niveau de la comédie, et que je sois aussi un faire-valoir, par moments, parce que c’est par mon intrigue que la situation va dégénérer. Je n’ai pas tant un rôle comique à défendre, même si oui, il y a quelques bonnes répliques drôles, mais c’est d’installer la situation dramatique pour que l’humour fonctionne. C’est vraiment le fun, c’est un nouveau défi aussi », confie-t-il.
Emmanuel ne sera pas dépaysé par l’univers des Boys qui tenteront de sauver la brasserie de Stan puisqu’il est passionné de hockey. « Je suis un gros joueur de hockey, toute ma vie j’ai joué et j’ai connu les vestiaires de old timers qui jouent pour le fun, les taouins qui ne jouent pas vraiment pour le fun autant qu’ils le devraient et qui sont un peu violents, des gens qui changent au fil de leurs vies, et d’autres qui aspirent à faire la Ligue nationale même s’ils ont 58 ans et qu’ils ne sont pas assez bons pour jouer en équipe! Je connais quand même bien cet univers-là, les coachs aussi, parce que je suis le hockey depuis que je suis tout petit. Je vais donc bâtir un Stan avec tout mon bagage. »

Guillaume Corbeil signe l’adaptation alors que Marc St-Martin fait la mise en scène de Les Boys – Le spectacle. Une chose est claire, ça s’annonce divertissant et ce sera certainement une grande partie de plaisir pour tous les comédiens et comédiennes qui en font partie. « J’ai accepté sans trop savoir qui allait faire partie de l’équipe, je pense que j’ai été l’un des premiers qui a été approché. Je t’avouerai que je me suis dit qu’avec douze acteurs, il y allait sûrement y en avoir deux ou trois avec qui je vais triper. Et là, c’est du monde que j’aime, j’en ai connu sur certains projets, d’autres pas, mais je les connaissais tous de proche ou de loin. Peut-être moins les filles, mais elles sont super sympathiques et adorables. C’est beaucoup le chiffre 12 qui m’a attiré là, parce que pour moi, 12 acteurs, c’est synonyme de plaisir. Quand j’ai fait l’École nationale, on était douze, et je suis le douzième d’une famille de douze, c’est un chiffre magique pour moi, c’est comme le party continuel. Depuis dix ans, je fais de l’humour seul sur scène, et je commençais à m’ennuyer pas mal d’une gang de théâtre, et d’avoir des partenaires avec qui je pouvais diviser la pression et le stress. Mais il n’y en aura pas de stress avec Les Boys, je pense que ça va être juste du plaisir. »

En terminant, impossible de ne pas glisser un mot à Emmanuel sur le personnage de Laurent Lamy qu’il a défendu cet hiver dans Stat. Il avoue qu’il a pu constater l’impact de jouer dans une quotidienne aussi populaire. « C’est fou comme je m’en fais parler, tout le monde m’accueille dans la rue en me disant : « Toi, j’t’hais! », ou bien « T’es bon, mais j’t’hais! » C’est vraiment bizarre, je n’avais jamais vécu ça avant. »

 


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