C’est à compter du 7 novembre que la parodie musicale Ménopause sera présentée en grande première à Montréal, puis à Québec. Dix spectacles d’ici le 20 novembre, puis la tournée reprendra en janvier, et ce un peu partout au Québec.

 « C’est drôle parce que je me disais justement que j’avais le goût de chanter, faire des harmonies et danser! Alors quand on m’a approchée en juin 2024 pour me proposer de faire partie de ce spectacle, j’ai tout de suite accepté », dit-elle.

Ménopause est une comédie musicale qui a remporté beaucoup de succès, elle a été présentée dans pas moins de seize pays, et elle a aussi été à l’affiche à Las Vegas durant quinze ans. « 17 millions de personnes ont vu ce spectacle dans lequel on reprend des succès des années 1960 et 1970, sous forme de parodies. Il y a aussi des chorégraphies et on parle bien sûr de la ménopause. » En plus de chanter et de se prêter à diverses chorégraphies, les quatre interprètes que l’on va retrouver sur scène doivent évidemment jouer, puisque le spectacle n’est pas composé que de chansons. C’est Danielle Lorain qui a signé l’adaptation francophone humoristique.

« Catherine Sénart, Guylaine Tanguay, Geneviève Charest et moi, on a chacune un personnage différent. Moi, je fais Mère Nature, une granola, alors que Guylaine fait une star un peu déchue. Geneviève joue une femme d’affaires et Catherine incarne une mère qui a élevé ses enfants à la maison. Toutes les quatre, on se rencontre dans un centre commercial et on se lie d’amitié, et on parle de notre ménopause, ce qui nous amène à plein de numéros chantés et dansés », ajoute Claudine.

 

Évidemment, pour monter un tel spectacle, il faut d’abord que la chimie opère entre les interprètes, et c’est exactement ce qu’il s’est produit selon Claudine. « Je ne les connaissais pas, mais ça a bien cliqué. Ça été bien le fun dans les loges et quand on a répété pour le tournage de la promo, on a eu bien du plaisir. On a passé une journée entière en tournage, de 8h à 18 heures, et ça été agréable aussi avec Alexis (Pitkevitch), le metteur en scène, il est super gentil.  Guylaine Lalonde, la productrice, est aussi très gentille aussi. C’est vraiment une belle gang, ça va être bien agréable. »

Au moment où vous lisez ce texte, sachez que les répétitions ont commencé au début de septembre, et Claudine a eu l’occasion de voir des extraits du spectacle sur vidéo. « J’ai vu une vidéo qui date des années 1980. En France, ça été repris aussi, ils ont ajouté des tounes, mais nous, ça va être tel quel, très fidèle à la comédie musicale de base. »

Si tout se déroule comme prévu, les quatre femmes pourraient peut-être travailler ensemble plus longtemps que prévu. C’est du moins ce que souhaite Claudine. « Oui, ça se peut certain. À date, je pense que ça va bien, on a eu un souper au début de l’été et les ventes semblaient déjà bien aller. Ce serait bien le fun si ça faisait un gros hit, c’est sûr qu’on aimerait ça, parce qu’il y a beaucoup de femmes plus jeunes que moi que je rencontre et qui sont dans le début de la ménopause. C’est comme un défouloir collectif et même pour les maris qui vont voir le show, ils vont mieux comprendre ce que leurs femmes vivent. Il y a un côté apaisant, ça défoule, on a du plaisir et on en rit. Tous les symptômes, les pertes de mémoire, les sautes d’humeur, les chaleurs, les insomnies, la prise de poids… Je pense que ça fait du bien d’aller voir un show comme celui-là, tu réalises que tu n’es pas seule à vivre toutes sortes de choses à la ménopause. Pour moi, c’était l’insomnie, c’était effrayant, je n’arrivais pas à dormir. J’ai pris du poids aussi, mon médecin m’a dit de ne pas m’en faire, tu prends vingt livres et c’est ben dur de les perdre après! OK, mais quand même, je fais des efforts. La ménopause, c’est une étape de la vie où tu arrives et dans mon cas, je suis portée à plus suivre mon instinct, écouter mes besoins personnels. C’est une période où tu fais du ménage dans ta vie. Je ne sais pas si c’est aussi désagréable pour les hommes, mais pour les femmes, avec tout ce qui est véhiculé dans la société, c’est très difficile de se voir vieillir. J’en parlais dans mon deuxième spectacle, il y a longtemps : je faisais Barbie qui était ménopausée et qui disait : « Est-ce que je peux vieillir tranquille, est-ce que je peux avoir des rides moi aussi? » Tu vois que ça fait longtemps que ça m’habite, ce côté un peu féministe qui me fait dire que j’ai le droit d’avoir des cheveux gris et de vieillir. Je n’ai rien contre la chirurgie, contre le Botox, mais c’est peut-être mon côté féministe qui fait que j’essaie de m’acharner à me dire que je n’en ferai pas, de botox! Et en même temps, je trouve qu’il y a quelque chose de beau dans les rides, dans le fait de s’accepter telle qu’on est. Quand je vois des femmes qui ont soixante-dix ans et qui n’ont pas eu de chirurgie, je trouve ça beau, il y a quelque chose qui se dégage de ça. »

 

 

 

 


 

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