Ça y est, elle a décidé de se lancer! Forte d’un bagage d’expériences pour le moins diversifiées depuis ses débuts, Chantal Lamarre a jugé que le moment était venu de présenter son tout premier spectacle solo qui, à l’écouter en parler, s’annonce vraiment drôle et intéressant.

Steppettes et cornemuse, tel est le titre du premier spectacle solo que Chantal va présenter à pas moins de quarante-cinq reprises, en rodage, d’ici sa rentrée montréalaise au Théâtre Outremont, les 11 et 12 mars 2026. « Ça passe par l’idée de tout le monde : et si je me commettais seule? Et si j’étais responsable de tout ce contenu-là, est-ce que j’ai ce qu’il faut? Come on, la vieille! Tu ne risques pas ta peau et les gens qui auront envie de venir voir ça viendront! Plus tu travailles, plus tu te dis que ça va correspondre à quelqu’un, quelque part, cette affaire-là. T’es sure de rien, mais ça fait quarante ans qu’il y a du monde qui me dit : « Vous me réjouissez » alors réjouissons-nous ensemble! »

« Je pense qu’après avoir vu ce spectacle-là, les gens vont avoir le goût de faire leur propre devoir de mémoire, t’as envie de retourner un petit peu sur tes traces. Tout ça est un prétexte pour parler de la vie qui est passée, dans quel monde on était, et où est-ce qu’on s’en va avec ça, de la façon la plus éclairante, drôle, et au deuxième degré. »

Chantal dit avoir longtemps ignoré « l’appel » de faire un spectacle solo, même si plusieurs dans le milieu lui en parlaient. « Je suis une fille d’une grosse famille, je suis une fille d’équipe, de gang de théâtre, et je n’avais pas l’attrait pour faire ça. J’ai travaillé avec tellement d’humoristes, je n’enviais pas leurs spectacles, j’étais admirative, c’était clair que ce n’était pas pour moi. Mais à un moment donné, je me suis dit que si je m’appropriais l’affaire, à la hauteur de ce que j’ai à dire et de la façon dont je veux le faire. Je ne suis pas Lise Dion, mais je suis capable de raconter des histoires. J’aime réfléchir à la condition humaine, j’aime la sociologie, l’histoire, et je suis une gardienne de mémoire. Ç’a toujours été important pour moi de parler de ceux qui étaient là avant moi, de leur rendre hommage. Et là, j’ai réalisé que tout ça, ça pouvait être un spectacle. Avec la pandémie, il y a eu beaucoup de spectacles solos, j’en ai vu plusieurs, et j’ai réalisé que ça me plairait énormément d’en pondre un moi-même. »

À quoi donc les spectateurs doivent-ils s’attendre avec ce spectacle. Chantal raconte comment elle a construit ce premier one woman spectacle. « J’ai décidé de faire une grande soirée de cabaret, je me suis dit : « Ayons la prétention de dire au monde, sortez de chez vous, mettez-vous chic, et on va passer d’une affaire à l’autre. C’est comme une raison pour raconter plein de petits souvenirs, pas des pans de ma vie nécessairement au « je ». Je pense que mes souvenirs sont tes souvenirs, alors j’essaie de faire le pont entre tout ce que j’ai vécu, les changements qui se sont opérés au cours des années, et je trouve ça le fun de les exposer. Le temps a passé si vite! Que quelqu’un ait soixante-quinze ou trente-deux ans, il va y trouver son compte. Et là-dedans, il y a de la chansonnette, on va retrouver le plaisir de danser, c’est comme passer à travers une vie. Pour faire une image, j’ouvre une boite dans laquelle il y avait des photos, mais je n’ai jamais fait de rangement, alors il y a des choses qui sont d’un passé récent, et d’autres affaires que je ne connais même pas.

Ce n’est pas un spectacle pour parler de moi, mais je me sers de ce que j’ai vécu, je peux parler de Michel (Laperrière), de ce que j’ai découvert, par exemple, au sujet de mon grand-père. Il était danseur et folkloriste, et il faisait des monologues, il avait ce besoin de divertir les gens, et ’ai fouillé dans des archives pour trouver ces choses-là », raconte-t-elle. Ça s’annonce comme un spectacle très divertissant, il n’y a pas à en douter, connaissant la versatilité de Chantal. « Je pense qu’après avoir vu ce spectacle-là, les gens vont avoir le goût de faire leur propre devoir de mémoire, t’as envie de retourner un petit peu sur tes traces. Tout ça est un prétexte pour parler de la vie qui est passée, dans quel monde on était, et où est-ce qu’on s’en va avec ça, de la façon la plus éclairante, drôle, et au deuxième degré. »

 

 

 


 

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