
Pour un deuxième été, Carmen Sylvestre va jouer la « cougar » dans la pièce de théâtre Cougar qui peut!, présentée à la Salle Désilets de Montréal. Cette production a connu un beau succès l’été dernier, à Kingsey Falls et à Rougemont, et la comédienne se dit enchantée de retrouver ses camarades sur scène.
Mise en scène par Fabien Dupuis et produite par La Prod à Jimmy, cette comédie met aussi en vedette Marie-Josée Longchamps, Yan Rompré, Alexandre L’Heureux, Kevin Lapierre et Paul Dion. En résumé, Rose (Marie-Josée Longchamps), une retraitée paisible et passionnée de peinture, voit son quotidien chamboulé par l’arrivée de sa sœur Brigitte (Carmen Sylvestre), une femme qui refuse de plier devant le temps. Des situations hilarantes s’enchaînent sur scène, au grand plaisir des spectateurs, comme on a pu le constater l’été dernier.
Pour celle qui a entrepris de devenir comédienne à l’âge de 50 ans, et qui en a maintenant 78, le plaisir de jouer est toujours aussi présent. « C’est une passion, dit-elle, on a beaucoup de plaisir à jouer cette pièce. C’est d’autant plus plaisant que le public rit, les spectateurs sont contents et passent un bon moment. L’an dernier, il y a des personnes qui sont revenues voir la pièce tellement ils l’avaient aimée », confie la sympathique dame.
Puis, Carmen Sylvestre parle du plaisir qu’elle a à jouer avec Marie-Josée Longchamps, qu’elle connait depuis plusieurs années. « On se côtoyait, on a suivi quelques ateliers ensemble, et c’est elle qui m’a approchée pour jouer dans cette pièce », dit-elle.
Une source d’inspiration
Lorsque je lui parle de son parcours, la comédienne me confie : « Les gens pensent que c’est un rêve que j’avais d’enfoui au plus profond de moi quand j’étais plus jeune, mais ce n’était pas le cas. Ça fait partie de moi maintenant. Les gens me reconnaissent quand je sors, et je suis contente quand des personnes me disent que je suis une source d’inspiration pour eux. Je ne veux pas dire que c’est moi qui l’ai inspirée, mais l’une de mes nièces a 64 ans et elle commence un bac en théologie » confie-t-elle. Comme quoi, et on ne le répétera jamais assez, il n’y a pas d’âge pour se lancer dans des projets, entreprendre de faire des activités et se laisser guider par sa passion intérieure.
« L’idée de tout ça, c’est de faire des essais et d’oser. Moi, je suis remplie de gratitude quand je pense à tout ce que j’ai fait depuis vingt-huit ans. Il y a des choses qui arrivent, d’autres qui ne fonctionnent pas, mais ce n’est pas grave. Toutes les demandes que j’ai, les textes que j’ai à dire ou à apprendre, je reçois ça comme un cadeau. Par exemple, faire du théâtre et jouer dans cette pièce devant le public, le voir réagir, c’est gratifiant pour moi et aussi pour toute la gang. On forme une belle équipe, on a beaucoup de plaisir à jouer dans cette pièce », ajoute-t-elle.
Cougar qui peut! Est présentée à la Salle Désilets de Montréal à compter du 3 juillet.
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