
C’est un événement, un spectacle qui va ravir et faire courir les foules. À compter du 26 juin sera présenté à la Salle Pierre-Mercure Le Comte de Monte-Cristo, l’adaptation théâtrale du célèbre roman d’Alexandre Dumas. Cette grande œuvre est mise en scène par le très talentueux Serge Denoncourt, la direction artistique est assurée par Pierre Bernard, et pas moins de dix-sept interprètes seront sur scène.
C’est le comédien Mikhail Ahooja qui défend le rôle d’Edmond Dantès, alors que sa promise, Mercédès Herrera, sera campée par Mélissa Désormeaux-Poulin, qui en sera à une toute première expérience sur scène. « C’est un univers que je découvre et c’est très excitant. Mais tu sais, à 45 ans, je ne pensais pas que j’aurais à réapprendre mon métier. C’est vraiment, en fait, comme une autre branche de mon métier et c’est bien le fun, c’est bien nourrissant », confie Mélissa.
C’est un nouveau défi que relève la comédienne en jouant ce personnage au cœur de l’intrigue du roman d’Alexandre Dumas. « Je t’avoue que j’ai hâte de goûter à ce rapport-là avec le public, et j’ai hâte de voir si je vais aimer ça. Je vais grandir à travers ça, mais avant de me dire que je ne vais faire que du théâtre, je me laisse le droit de regarder ça et de voir si j’aime cet aspect-là du métier » confie Mélissa.
Évidemment que Mélissa compte beaucoup sur le metteur en scène, Serge Denoncourt, pour l’aider à apprivoiser son rôle et le jeu sur scène. « Je le trouve fantastique, très enveloppant. Il veut qu’on soit bons et que le show soit bon. J’ai beaucoup aimé qu’il parle d’un théâtre d’aventure, pour décrire l’expérience, et moi, ça me fait triper de me dire que je suis en train de faire, non pas un film d’aventure, mais un théâtre. Il a beaucoup de vocabulaire pour expliquer les choses, c’est très clair, et même physiquement, il est en train de me transformer : il faut que je me tienne très droite, il est à l’affût de tous les petits détails et j’aime beaucoup ça. »
Au sujet du spectacle en tant que tel et de l’accueil qu’elle a reçu de la troupe, Mélissa n’a que de bons mots. Je sens son enthousiasme. « On est souvent tous les dix-sept sur scène, et tout le monde est très accueillant, tout le monde est conscient que moi et Lou, c’est la première fois qu’on fait ça. Donc, il y a comme une générosité, et je suis très impressionnée par leur talent. Je les observe beaucoup, je suis inspirée par eux. Il y en a quelques-uns avec qui j’ai déjà travaillé, d’autres que je découvre, dont Mikhail qui est formidable : il porte le show sur ses épaules, il est fabuleux. Alors moi, ça me donne de l’énergie et je veux juste être à la hauteur de son talent » ajoute la sympathique comédienne.

Pour sa part, Lou-Pascal Tremblay va incarner le personnage de Benedetto, et c’est par lui que la vengeance d’Edmond Dantès va passer. « C’est une chance pour moi de faire ça, je n’ai pas fait d’école ; Serge m’a appelé et m’a donné le rôle ! Je lui ai dit : « Je ne peux pas juste accepter ça. Passe-moi une audition, j’aimerais lire les textes avant, je veux qu’on ait des conversations sur le personnage. Je ne veux pas qu’on se rende à la troisième semaine des répétitions et que tu réalises, finalement, que je ne suis pas assez bon pour faire de la scène. » Ce n’était pas pour jouer à l’acteur qui se fait désirer, mais parce que je ne connaissais pas l’œuvre au complet. Serge m’a répondu : « Je te rassure tout de suite, je n’ai pas besoin d’audition parce que je te vois jouer à la télé tous les jours. Il n’y a pas de stress à ce niveau-là, mais pour le reste, je vais respecter ta demande, fais tes devoirs et tu me rappelleras quand tu auras fini. » C’est ce que j’ai fait, j’ai lu le livre au complet, j’ai regardé les films, et puis on a parlé du personnage », raconte Lou-Pascal.
Puisqu’il participera pour la première fois à un spectacle d’aussi grande envergure, Lou-Pascal entretenait aussi une crainte. « Au début, ma plus grande peur était de ne pas être capable d’avoir une voix assez forte. J’avais peur aussi d’intégrer le français international de Dumas, qui est un français qui n’existe pas, que personne ne parle. J’ai suivi vingt heures de coaching avec Luc Bourgeois et ça m’a grandement aidé », ajoute-t-il.
Lou-Pascal a hâte que les représentations débutent et il n’avait que de bons mots à l’endroit du metteur en scène lorsque nous nous sommes parlé. « J’avais entendu parler de lui et je peux dire qu’il est remarquable. Il est excessivement talentueux, il dirige des acteurs comme moi j’ai rarement été dirigé dans ma vie. Son instinct est aiguisé, il rajoute des répliques et c’est très pertinent ; je trouve ça fascinant de travailler avec lui. »
Au sujet de son rôle, Lou-Pascal confie qu’il n’est pas énorme, qu’il ne porte pas du tout le spectacle sur ses épaules. « C’est un premier essai pour moi, c’est une chance et c’est rassurant dans le contexte où je tourne en même temps les épisodes de Stat. Je me sens vraiment privilégié et c’est peut-être le début d’une longue relation avec Serge » confie le comédien.

