L‘entreprenariat québécois n’est pas à renier. Malgré que nous sommes la deuxième plus populeuse province du Canada le Québec est le champion des entreprises avec 30,8 entreprises par mille habitants comparativement à 27,5 pour l’Ontario. Cependant, bien que la plupart survivent, nous voyons des entreprises cesser leurs opérations pour de multiples raisons. Nous faisons un bref survol de quelques entreprises qui ne sont plus du paysage commercial québécois.

La Banque Provinciale. L’émancipation financière des Canadiens français.

En 1899, la Banque Jacques-Cartier, fondée plus de 35 ans plus tôt par deux hommes d’affaires canadiens-français, qui jouait un rôle actif dans le financement des petites manufactures propriétés de montréalais, connait des difficultés dû à des placements lamentables dans le Chemin de fer de la colonisation du Nord. En 1999, face à de sérieuses difficultés de cet
établissement, son président, Guillaume-Narcisse Ducharme réussit à convaincre les clients de laisser leurs épargnes dans cette banque qu’il relance sous le nom de Banque Provinciale.
Le président de la banque, aussi maire de Sainte-Cunégonde, maintenant le quartier Petite-Bourgogne de Montréal, intègre un nombre important de francophones dans la direction. Au fil des ans, la banque s’implante partout au Québec et, avec sa grande popularité auprès de la communauté francophone qui choisit de faire affaire avec une entreprise québécoise, expliquant sa rentabilité exceptionnelle par rapport aux autres banques canadiennes.
La Banque Provinciale résistera à de nombreuses tentatives de fusion jusqu’en 1979 lorsqu’elle fusionnera avec la Banque canadienne nationale pour devenir la Banque Nationale du Canada.
Québecair. Fleuron québécois dans le ciel.

En 1953, le ciel du Québec était dominé par TCA soit Trans-Canada Airways qui deviendra en 1964 Air Canada. Cette année là, le Syndicat d’aviation du Golfe et Air Rimouski fusionnent pour créer Québecair afin de répondre aux besoins de transport régional au Québec. Après avoir fait l’acquisition de petits avions « Fleet Canucks », ils ajoute à sa flotte des « Douglas DC-3 », « Beechcraft D-18 » et « DHC-2 Beaver ». En 1957, Québecair devient le premier transporteur régional canadien à utiliser des turbopropulseurs, ce qui renforce sa capacité, sa fiabilité et bien sûr, sa position de joueur important dans le transport régional au Québec.
Après de nombreuses acquisition et fusions d’autre transporteurs régionaux, en 1970, Québécair fait l’acquisition de jets BAC 1-11 et ouvre le marchés du sud des États-Unis et des Caraïbes en offrant des vols nolisés. Toujours sur lancée expansionniste et profitant du projet de la Baie-James pour s’imposer comme un joueur important, se greffe à sa flotte des Boeing 707. À son sommet, l’entreprise propose une trentaine de destinations et emploie plus de 1 200 employés.
Mais en 1981, face à la concurrence féroce d’Air Canada, des hausses du prix des carburants, l’entreprise connait d’énormes défis financiers. Afin de préserver la desserte des régions, le Gouvernement du Québec devient actionnaire majoritaire et injecte, sur une période de 5 ans, plus de 80 millions de dollars dans l’aventure.
Malgré un spectacle bénéfice pour sa survie au Forum de Montréal en 1982 mettant en vedette en autres Claude Dubois, Yvon Deschamps, Sylvain Lelièvre et Céline Dion, l’injection de capitaux du gouvernement et une collaboration avec Canadian Pacific Airlines pour acquérir Nordair, l’entreprise doit fermer les livres le 31 juillet 1986.
Suite à cette fermeture, une vingtaine d’anciens accompagnés de Jean-Marc Eustache et François Legault fondent Air Transat en 1987.

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