Avec 7 albums derrière lui, près de 25 ans après la sortie de son premier opus (Western Romance) et avec une chanson, T’embellis ma vie, qui compte plus de 5 millions d’écoutes sur Spotify, Yann Perreau a toujours passionnément envie d’aller à la rencontre du public et d’exercer son métier. Le 16 avril, il sera d’ailleurs sur la scène de l’Espace St-Denis pour présenter Yann Solo, son nouveau spectacle qu’il promène dans de petites salles ce printemps.
« J’ai commencé à me produire en solo à L’Île-aux-Coudres à la fin du mois d’août l’an dernier, et parallèlement à ça, ce printemps, je suis en tournée avec Des hommes rapaillés (entre autres avec Luc De Larochellière et Pierre Flynn). Que ce soit ma tournée ou des invitations pour aller chanter lors de différents événements – il a chanté devant 50 000 personnes l’été dernier lors du Grand spectacle de la Fête nationale au parc Maisonneuve et participé en janvier à La nuit de la déprime –, peu importe les conditions, je m’adapte. J’ai de l’expérience, je suis encore top shape, et je dirais que je suis comme au meilleur de moi-même. Le spectacle Yann Solo que je présente est très convivial, et j’aime cette ambiance qui s’instaure avec cinquante ou cent personnes autour de moi. Je suis content, les réactions sont bonnes » raconte Yann.
Aussi énergique qu’avant
Le chanteur et auteur-compositeur avoue qu’il n’a pas de problème d’égo à recommencer, en quelque sorte au bas de l’échelle, en se produisant seul dans de petites salles. « Au contraire, ça m’égaye, j’aime ça. Je suis un artisan passionné par ce que je fais, et de le faire dans de petits endroits, des fois, ça te ramène au vrai. Après ça, quand j’arrive dans des places avec la grosse affaire, dans les plus grosses salles, j’ai tout le bagage du vrai gars qui chante et qui donne à son public. Je suis aussi fou et énergique qu’avant, avec la conscience d’un homme qui a traversé son désert et qui est bien correct avec ça. Là, je te dirais que j’ai bien hâte de faire ce spectacle à Montréal, à L’Espace St-Denis. »
Yann a présenté récemment deux nouvelles chansons, D’amour heureux et Paramour. « J’avais deux tounes qui traînaient dans mes tiroirs et je me suis dit que si j’avais eu ces flashs-là, elles valaient la peine de voir le jour. J’ai travaillé fort en studio, entre autres sur les paroles. J’essaie toujours qu’il n’y ait pas un mot qui tombe à plat, dit-il. On se connait plus, on essaie d’aller plus loin, mais c’est jamais plus facile parce qu’on vieillit. Je pense qu’en fin de compte, nos chansons sont mieux faites et plus riches, mais elles ne sont pas nécessairement plus faciles à faire. Et bien sûr, il n’y a personne qui peut prévoir que telle chanson va devenir un hit. »
L’homme a du métier et mis à part ses spectacles, il travaille aussi sur le premier album de la chanteuse Audrey Simard. « Elle va lancer son album cette année, et je joue de tout là-dessus, autant des drums, des claviers, du piano, et je réalise et signe les arrangements. Audrey a énormément de talent et elle a de beaux duos, dont un avec France Castel et un autre avec Paul Daraîche. Il se peut aussi qu’on reprenne ensemble sur son album la chanson Je ne peux plus dire je t’aime qu’on a enregistrée et qui était sur mon album Perro del amor, sorti en novembre 2024. »
Une belle expérience en France
À l’écouter parler, on sent que Yann Perreau a toujours le feu sacré et qu’il ne manque pas d’idées, ni de projets. « J’ai l’impression que je recommence, dit-il, et d’être retombé dans mes bottes. Ça fait un an et quelques mois que je suis revenu à Montréal. »
Si vous l’ignoriez, Yann a passé deux ans en France avec sa conjointe, directrice chez l’entreprise Moment Factory, et avec leurs trois enfants. « Deux belles années qui m’ont permis de décrocher, de réfléchir et d’écrire beaucoup. Je me suis occupé de la famille, j’ai été papa à la maison et ma blonde était pas mal dans le jus. Elle voyageait beaucoup en Europe. Ça été toute une aventure, j’ai vraiment été béni. On est allé en Italie, en Allemagne, en Espagne, au Portugal, au Danemark, on en a profité, et c’est là que j’ai fini mon album que j’ai lancé l’année passée. Je me suis aussi fait un paquet de chums, de bons partenaires pour le métier, mais mon passage là-bas était surtout d’être papa à la maison. »
Les chansons J’aime les oiseaux – un ver d’oreille – et T’embellis ma vie, bien sûr, comptent parmi les succès de ce chanteur. D’ailleurs, il confie que cette dernière chanson a rejoint énormément de personnes et qu’il se fait souvent demander d’aller la chanter dans des mariages ou lors de baptêmes. « C’est fou, c’est la première fois que ça m’arrive à ce point-là, cette chanson-là n’a jamais cessé de jouer », ajoute-t-il.
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