Lorraine Pintal a pris beaucoup de plaisir à écrire au sujet de sa grande amie Louise Marleau, qu’elle connait depuis plus de trente ans. Elle nous fait découvrir son parcours, de ses débuts jusqu’à des moments importants de sa carrière, sans oublier non plus ses amours.

« Quand j’ai vraiment commencé à tenir des rencontres avec elle et à prendre des notes, commencer à écrire certains chapitres, il y a eu des moments où il y avait des pans de certains projets dont elle ne se souvenait pas. Donc, je suis allée fouiller dans ses archives, c’était presque la caverne d’Ali Baba dans son sous-sol! J’ai pris une semaine d’écriture à Paris, je me suis enfermée et j’ai plongé dans ses archives journalistiques, des reportages, et aussi des documents visuels. Notamment un documentaire qu’elle a tourné pour Télé-Québec, il y a peut-être huit ou dix ans. Ça été très riche comme apport au niveau de ce que j’avais à dire. Évidemment, des spectacles que j’avais montés avec elle, j’avais gardé un souvenir très précis, mais il y avait quand même, selon moi, des passages à vide. Je lui ai dit que sans prendre toute la place, j’allais partir de moi, et raconter comment on s’est connues, comment je me rendais chez elle une fois par semaine pour discuter, et qui j’ai rencontré pour en savoir davantage sur son parcours. Finalement, c’est comme si j’avais écrit un journal sur elle », confie celle qui a été directrice artistique et générale du Théâtre du Nouveau Monde durant trente-deux ans.

C’est en somme un gros livre sous le signe de l’affection et de l’attachement que signe Lorraine Pintal, et c’est très agréable à lire. « On admire qui on aime, et on aime qui on admire. Si je n’avais pas d’adoration pour Louise Marleau et son parcours de comédienne, d’artiste et aussi de femme, l’amour n’aurait pas la même intensité. Admiration et affection-amour, on dirait que ça va de pair. »

De son amie, elle dit notamment : « C’est quelqu’un de très fragile et de très sensible qui a passé sa vie à s’affirmer. Ce n’est pas la confiance en elle qui l’étouffait, Louise, elle s’est construite au fur et à mesure de ses années de métier et elle a tellement douté! »

Tous ceux qui ont connu ou vu jouer Louise Marleau vont être intéressés par cet ouvrage, bien sûr, mais l’auteure aimerait que ça aille au-delà de cela. « Ce serait pour moi un legs important à donner à la jeune génération, si des jeunes des écoles de théâtre ou des écoles d’art, la jeunesse curieuse qui s’intéresse à ces grandes figures de notre théâtre et de notre cinéma québécois s’y intéressait. »

 

 


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