C’est le 26 janvier qu’aura lieu au Théâtre St-Denis la 6e édition La nuit de la déprime, encore une fois animée par Christian Bégin. Plusieurs artistes participeront à cet événement, et la direction musicale sera assurée par Antoine Gratton. On a discuté avec les deux hommes pour qu’ils nous racontent à quel point ils adorent faire ce spectacle très couru.

« Il arrive un moment où on a le casque plein, les Fêtes sont passées, les cartes de crédit sont pleines, on sait qu’il nous reste encore quatre mois d’hiver, et on est épuisés parce que les Fêtes, confie Christian. Même si c’est joyeux, c’est pas reposant. On arrive toujours à un moment où on se dit : « La vie est tough, et on propose une soirée unique. Ce qui la rend si particulière est d’une part la marquise, c’est-à-dire les artistes invités. C’est assez exceptionnel d’avoir une vingtaine d’artistes de grand calibre de plusieurs secteurs d’activités. Autant des comédiens, des humoristes et des chanteurs, mettons, qui se retrouvent sur un show qui n’a pas été répété. »

La distribution a été dévoilée, on pourra voir sur scène Dany Bédar, Betty Bonifassi, Véronique Claveau, Nicola Ciccone, Geneviève Côté, Jeanick Fournier, Giorgia Fumanti, Antoine Gratton, Sophie Grégoire, Léane Labrèche-Dor, Breen LeBoeuf, Elliot Maginot, Alex Nevsky, Laura Niquay, Dominic Paquet, Yann Perreau, Audrey Simard et plus encore.

Tout sauf un spectacle déprimant!

Antoine Gratton est un habitué de ce spectacle d’un soir. « C’est un show qui est l’fun à faire, c’est très ludique, on ne se prend pas au sérieux, et la soirée célèbre un peu la déprime de janvier, la troisième semaine du mois qui est traditionnellement la plus déprimante de l’année. L’ironie est que c’est tout sauf un show déprimant. Il n’y a personne qui se pointe là et qui fait les chansons telles quelles, c’est custom made, ce sont des trucs qui sont réadaptés pour cette soirée-là, et c’est ce qui fait en sorte que la facture musicale est unique », dit-il.

Unique est le bon mot pour décrire ce spectacle qui n’a lieu qu’un soir, et qui ne sera pas télédiffusé. « Ceux qui seront dans la salle le 26 janvier seront les seuls à assister à ce spectacle-là, précise Christian. Et en 2027, ce seront des artistes différents, un autre contexte. On peut dire que le caractère événementiel de cette soirée la rend exceptionnelle. Je dirais que c’est vraiment le spectacle que j’ai le plus de plaisir à animer depuis que je le fais. C’est la soirée qui me rend le plus joyeux, parce que je me permets plein de choses. On dirait que la thématique de la déprime fait en sorte que je suis dédouané de dire des choses que je ne dirais pas, disons, dans d’autres shows. Le jupon dépasse un peu plus, je suis plus irrévérencieux, je grafigne un peu plus dans ma façon d’animer, et ça fait du bien aux gens. Y a comme un exutoire là-dedans aussi. C’est comme si tout le monde se permet de déverser, dans les limites d’un cadre sécuritaire et respectable, une espèce de trop-plein qui fait que c’est un show extrêmement libérateur. Les gens rient, ils pleurent aussi, parce qu’il y a des moments extrêmement émouvants, et d’autres qui sont très drôles. Y a des artistes qui viennent faire de l’anti-casting, c’est à dire des chanteurs et des chanteuses qui vont interpréter des chansons qui ne feraient jamais partie de leur répertoire. Bref, ça fait des soirées qui font tellement de bien! » ajoute l’animateur.

Pour un musicien créatif comme Antoine, ce genre de spectacle est un terrain de jeu dans lequel il plonge avec grand plaisir. « Ce show-là n’est aucunement prétentieux. Les chansons sont réadaptées pour le l’événement, et c’est ce qui donne la facture musicale unique à cette soirée. C’est assez éclectique, la gang d’artistes est assez variée, donc c’est difficile de créer une ligne directrice à partir de ça, mais ce qui fait que ça s’unifie est que c’est un peu « arrangé » à la sauce déprimante », précise Antoine, que l’on retrouvera à La Voix comme directeur musical l’an prochain.

Quant à Christian, en plus d’animer, il va faire, comme il en a l’habitude, un numéro au cours de la soirée. «  Je fais toujours un numéro au début de la soirée que j’écris conjointement avec René Brisebois, qui est aux textes pour la soirée. Et l’an passé, au cours du spectacle, j’ai chanté et j’ai fini en bobettes, et c’est ma blonde Marie-Ève (Perron) qui m’a rejoint pour chanter en duo avec moi. J’avais des bobettes avec le drapeau américain, j’avais rien de sexy, je vais te le dire, lance-t-il en riant. Tout ça était très déprimant et très drôle aussi », confie-t-il.

C’est important de le souligner : tous les profits de cette soirée sont versés à la Fondation Ronald-Denis, qui vient en aide aux personnes qui souffrent  d’obésité massive et qui souvent sont affectées également par la dépression. Plus précisément, cette Fondation est un organisme de bienfaisance dédié à l’amélioration de l’accès aux soins chirurgicaux et au soutien médical dans des domaines sensibles tels que la bariatrie et la santé masculine.

VOYEZ LA VIDÉO

 

 


 

POURSUIVEZ VOTRE LECTURE

Visitez notre section
DÉCOUVERTES CULTURELLES