
Depuis le 12 décembre, Benoît Brière met encore une fois son grand talent au service d’une production, en l’occurrence la comédie musicale Peter Pan, présentée à l’Espace St-Denis à Montréal. Il incarne le Capitaine Crochet et il confie qu’il espérait qu’on lui offre un jour un tel rôle.
« Un jour, raconte le comédien, Luc Guérin me téléphone et me dit que c’est lui qui va faire la mise en scène de Peter Pan. Je lui ai répondu qu’il était temps, il est tombé dans les comédies musicales en étant petit! Puis, il m’a demandé : « Est-ce que ça te tente de jouer le Capitaine Crochet », je tout de suite accepté. Je capotais, c’était dans ma bucket list. J’ai toujours voulu faire une comédie musicale, et finalement, Luc m’a offert ce cadeau. L’histoire de la comédie musicale est tirée à priori du roman. On n’est pas nécessairement dans le Capitaine Crochet de Disney. J’ai lu le texte, j’ai vu ce qui existe et j’ai fait : « Ah ça, c’est tellement pour moi », parce que c’est un genre de dandy qui se prend pour un autre et l’adversité joue contre lui, c’est un clown. On présente les pirates au début du deuxième acte en chantant et en dansant ensemble un tango, on fait vraiment beaucoup d’humour. On est là-dedans cul par-dessus tête tellement c’est du travail, confiait-il alors qu’il était en répétition. Heureusement pour moi, j’ai des breaks dans le show, je suis bien content, mais c’est très exigeant », confie Benoit, qui n’en est pas à son premier défi.
Benoît va notamment partager la scène avec la chanteuse Éléonore Lagacé, qui incarne Peter Pan. « C’en est une autre qui est tombée dedans étant petite. Elle a du talent cette fille-là, c’est hallucinant, elle vaut le déplacement à elle seule. C’est vraiment une machine. On a beaucoup de fun, on rit beaucoup et c’est vraiment très con, et j’aime ça quand c’est con comme ça. »
Un rôle exigeant physiquement
On imagine facilement que ce rôle du Capitaine Crochet demande à Benoît d’être quand même en très bonne forme, ce qu’il confirme. « Oui, c’est très physique pour un gars de soixante ans, dit-il en riant. Tu sais, on chante et danse en même temps, t’as peut-être essayé l’exercice de te taper la tête de la main droite pendant que tu te frottes la bedaine de la main gauche, c’est pas toujours facile, facile! T’apprends tes lignes de chanson et ça va bien, t’apprends tes chorégraphies à part, ça va bien aussi et là, t’essaies de mettre les deux ensemble et c’est pas possible! C’est là que je réalise à quel point les gens qui font ça dans la vie sont pluritalentueux. C’est tout un BBQ, mais je suis obligé de te dire que c’est le fun. »
Quand je demande à Benoît, avec l’horaire qui sera le sien au cours des prochaines semaines (il y a plusieurs journées où il y aura deux représentations, l’une à 15h et l’autre en soirée) s’il a le temps de voir sa blonde, il éclate de rire! « C’est vrai, j’en ai une, dit-il en riant. Elle est débordée, et c’est tant mieux, elle est très heureuse de ça. » Sa conjointe, Christine Harvey, et mère de ses deux filles, est une violoncelliste professionnelle qui se produit entre autres avec l’Orchestre Métropolitain.
Si vous avez déjà des billets pour voir la comédie musicale Peter Pan, ou que vous comptez vous en procurer, voici à quoi vous devez vous attendre selon Benoît.
« C’est vraiment un show très féerique et très poétique. En ce sens que oui, les enfants volent, et oui, Peter Pan vole. On est très fidèle au roman. Ce que je veux dire par là, c’est qu’on est en train de raconter, c’est le syndrome de Peter Pan, c’est l’enfant qui ne veut pas vieillir. On a le syndrome de Wendy, et on a malheureusement parmi nous un pirate qui a décidé un jour de ne pas rester enfant, qui a décidé d’être un adulte. Le Capitaine et ses pirates sont les seuls adultes de la place, à part maman et papa. C’est toute une gang qui n’a pas eu de mère, et ils se battent pour en avoir une. Il y a des chansons là-dedans qui sont à arracher l’âme, qui vraiment extrêmement émouvantes. Et il y en a d’autres où c’est vraiment de la fantaisie pure et dure. Alors on est à mi-chemin dans une sorte de Disney, retrouver cet esprit de l’enfance, cet esprit d’être éberlués devant peu de choses, de capoter sur un repas qui a l’air exceptionnel, mais qui est parfaitement imaginaire. C’est pour ça que c’est d’une grande beauté et que c’est très familial. Ce n’est pas non plus juste une affaire pour les enfants, il y a des blagues pour adultes, et tout le monde est servi. Je te dirais que tout le monde va sortir de là avec un sourire accroché aux lèvres, c’est à peu près certain. »
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