C’est à compter du 29 janvier que l’humoriste et auteur André Sauvé présentera son nouveau spectacle. « C’est en fait mon troisième, et mon premier d’une nouvelle mouture. Pour garder ça simple, c’est mon quatrième show », dit-il.

Passionné du jardinage, c’est justement en jardinant qu’André a eu l’idée de ce nouveau spectacle. « Je me suis longtemps demandé, après avoir été un peu en retrait de la scène, de quoi j’avais envie de parler. C’est vraiment ce que je vois de la nature, le fait de vivre en retrait dans la nature, qui te permet de voir plein d’autres choses que ce qu’on voit quand on est dans la ville, la quotidienneté et l’actualité, confie-t-il. Je n’ai jamais vraiment parlé d’actualité, mais je parlais de l’humain. La nature en lien avec l’humain, c’est elle qui domine, ce n’est pas nous autres qui sommes maîtres quand on est dans la nature, c’est elle qui mène. »

L’humoriste, qui habite une partie de l’année dans les Alpes françaises, est féru de jardinage, il peut en parler des heures durant. « C’est cette espèce de tango là que je vis tous les jours avec la nature qui m’a amené à parler de ce sujet-là, poursuit-il. En écrivant, je me suis rendu compte que le problème que j’avais était que j’en avais trop à dire. Il a fallu que je fonctionne à la négative.  « Ça, je n’en parlerai pas, ni de ça… » C’est un peu comme quand on voyage, il faut éliminer plusieurs pays parce qu’il y en a beaucoup où l’on veut aller. J’ai fonctionné comme ça parce que j’avais plein de choses à raconter. Alors oui, c’est inspiré de mes jardins, de la nature, et comment elle a beaucoup à nous apprendre.  C’est pour ça que je dis que c’est une nouvelle mouture parce que c’est un peu différent de ce que j’ai fait, c’est un sujet exploité tout le long et non plusieurs numéros. C’est dans ce sens que c’est nouveau », explique André Sauvé.

Après tant d’années passées à jardiner, André dit être encore étonné par la nature, entre autres par la force qu’elle peut avoir.

« Tous les jours! C’est de voir comment cette chose-là, je ne sais pas si on peut parler d’intelligence, mais du savoir-faire de la nature qu’on observe tous les jours. Tu travailles avec quelque chose qui bouge et qui est vivant, et travailler avec ça, ça m’étonne tous les jours. Ça développe en même temps une espèce d’humilité de travailler avec la nature parce que ce n’est pas toi qui mène. T’es l’employé de la nature, t’as beau vouloir planter telle affaire parce que t’aimes ça à telle place, non, ça demande du soleil ou ça demande de l’ombre, ou ce n’est pas le temps de le planter, de le couper… C’est elle qui te dicte la marche à suivre. »

 

Du travail de façon intensive

Pour en revenir à ce nouveau spectacle, André dit avoir eu à travailler sur lui-même pour en arriver à concevoir ce nouveau projet. « Pour l’écriture, ça été pas mal un an. J’ai jammé longtemps, j’avais l’idée, mais je n’y arrivais pas, j’écrivais des petites lignes. Un moment donné, mon copain est parti dix jours et je me suis dit que j’allais rester à la maison tout seul pour écrire. Je n’ai vu personne à la campagne, j’ai vécu retiré. Ça été comme une espèce de monastère et ça m’a permis de débloquer. »

Et chose intéressante, André explique comment il en arrive à écrire un nouveau spectacle. « J’écris tous les matins, tous les jours, je suis très régulier. Même si ça ne fonctionne pas bien, je monte à l’étage, et je m’installe devant l’ordi. Et ça a débloqué, je te dirais, après une bonne année. C’est pas vrai de dire : « Je vais attendre, je vais avoir un flash… » Il faut se partir à bras tous les matins, il ne faut pas attendre l’inspiration, il faut la provoquer. C’est un muscle! Tous les matins à partir de huit heures et demie, mon cerveau se met au travail. En tout cas, c’est comme ça pour moi, je ne sais pas pour les autres. »

André Sauvé avoue qu’en arrivant avec ce nouveau spectacle, avec toutes les dates annoncées, il entretient encore des doutes. « Je suis l’hésitation! Je n’ai pas hésité, je suis l’hésitation, insiste-t-il. Oui, oui, oui, tout le temps. Je suis en train de répéter et j’hésite encore, je doute encore. Ça m’a pris beaucoup de temps avant de me décider. Mon agence me le demandait, je ne savais plus trop, et je pense que c’est l’une des choses que la nature me montre, c’est-à-dire d’aller avec ce qui est là. De ne pas attendre que le doute ne soit pas là pour passer à l’action, parce qu’on ne bougerait jamais. Il ne faut pas que la chose devienne un obstacle. Cette espèce de résilience là, je la trouve saine », dit-il.

 

Pour plus de détails, consultez le site andresauve.com

 

 

 

 

 


 

POURSUIVEZ VOTRE LECTURE

Visitez notre section
DÉCOUVERTES CULTURELLES