Marie Brassard a toute une feuille de route derrière elle, de grandes réussites et créations, et un parcours hors norme. Comédienne, auteure et metteuse en scène, elle ajoute une autre corde à son arc avec Le train, un film qu’elle a scénarisé et réalisé.
Ce film, qui prend l’affiche le 24 octobre, nous transporte dans les années 1960-1970. On rencontre la petite Agathe, une jeune fille asthmatique brillante, à l’imagination débordante, qui vit avec sa mère qui est une artiste visuelle. Chaque fois qu’elle entend la sirène du train, quand elle est dans son lit, le soir, elle se laisse aller à imaginer un monde parallèle. Plus tard, à l’adolescence, la rencontre d’un homme va lui permettre d’ouvrir encore plus ses horizons.
« Le film est très librement inspiré d’événements de ma vie. Ma mère était artiste et comme beaucoup d’artistes femmes de cette époque, elle a dû renoncer à sa carrière pour élever ses enfants. Elle aurait aimé voyager et vivre de son art, mais elle est morte très jeune. Elle aurait sans doute désiré mener la vie que je mène. Il y a cette idée de la transmission dans le film, de la mère à sa fille. Je voulais un peu parler de l’enfant que j’étais, une enfant malade qui a grandi avec l’asthme, et de l’adolescente qui a hérité de cette avidité de connaître le monde. Enfant, chaque soir, au moment de m’endormir, j’entendais la sirène du train qui passait au bout du champ au loin. J’imaginais qu’il y avait là un bûcheron qui était le gardien d’un monde inconnu. J’ai eu envie de développer le riche fantasme de cette enfant que j’étais, et aussi mettre de l’avant un Québec dont nous ne parlons pas souvent: celui des artistes qui avaient un mode de vie singulier, mais qui ne sont pas devenus célèbres. J’avais ce désir de parler des marginaux d’une certaine époque, qui n’étaient pas nécessairement stigmatisés et qui parvenaient à vivre en honorant leurs idéaux. » (Extrait d’une entrevue réalisée avec Marie Brassard par Daniel Racine dans le cadre de la promotion du film)

Le film met notamment en vedette Larissa Corriveau (qu’on peut voir dans la série Les armes), Maxim Gaudette et Luc Proulx. Quant à Marie Brassard, qui a travaillé durant plus de quinze ans avec Robert Lepage ce film s’annonce comme une production pour le moins captivante et visuellement étonnante. Pour la petite histoire, elle a notamment remporté un grand succès avec son spectacle solo Jimmy, créature de rêve (créé en 2001) qu’elle a présenté dans plus de dix-sept pays, et qu’elle a repris tout récemment au Théâtre Prospero à Montréal.
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