L’horticulture est au coeur des activités de la Famille Cléroux depuis plus d’une quarantaine d’années à Laval. C’est en 1983 que l’actuel président directeur général du Groupe Cléroux, Sylvain Cléroux, a concrétisé la passion transmise par son grand-père et son père Maurice pour lancer l’entreprise sur la voie de la prospérité.On parle, aujourd’hui, de 1 000 000 de pieds carrés de serres servant à produire des quantités impressionnantes de fleurs annuelles, de plantes tropicales, de fines herbes etc.

Pour ce faire, on dispose de deux sites à Laval et un à Mirabel afin de soutenir la mission qui est d’embellir et de fleurir le plus de demeures possibles.  Le Groupe compte de plus, aux installations de Laval, un Centre de jardin, inauguré en 2009, ouvert à l’année longue et opéré par Louise Arcand, conjointe de Sylvain.

«Les clients ont ainsi accès à une grande partie de notre production et peuvent acheter directement du producteur. On fait également de la confection d’arrangements de plantes sur mesure » note Mathieu Cléroux, directeur administratif au Groupe Cléroux et fils de Sylvain.

À l’année longue

On peut affirmer sans se tromper que la culture en serre comporte son lot de défis.

«La culture en serre, c’était un domaine un peu moins connu au Québec (il y a une quarantaine d’années). Ce n’est pas nécessairement un besoin primaire, mais ça demeure un besoin important pour les gens d’embellir leur maison, de se donner, en quelque sorte, du bonheur. Il y avait donc un marché pour ça»  note Mathieu Cléroux. Il y a là un marché, certes, mais exigeant parce qu’il faut y consacrer des efforts à l’année longue. Un autre élément important est que ce n’est pas facile, car on dépend (malgré qu’on soit en serre) de la température, de l’économie, des nouvelles modes et tendances, des saisons, etc. C’est également un domaine assez niché où la main-d’œuvre qualifiée est difficile à trouver.

En fait, c’est du 12 mois par année.

Si, on s’en doute bien, le début mai, c’est la grosse saison pour la vente de fleurs, vivaces et autres végétaux, le travail commence plusieurs mois plus tôt. C’est ainsi qu’on commence à planter en janvier-février pour le printemps, mais la préparation est faite même l’année précédente. Puis la grosse période passée, on prépare les fleurs d’automne que sont les chrysanthèmes qui sont plantés en juin. La plantation des poinsettias suivra en juillet.

Pour mener à bien les différentes tâches, au Groupe Cléroux, on compte quelque 200 employés. Parmi ceux-là, de nombreux travailleurs étrangers, d’origine mexicaine et guatémaltèque. La majorité, environ 110,  sont en œuvre de février à juin, pour les périodes plus achalandées, mais une vingtaine de ces travailleurs sont sur place à l’année longue.

Autres services   

En outre, si les Serres Cléroux représentent la majeure partie du Groupe Cléroux, on y offre également d’autres services. On parle de déneigement pour une clientèle commerciale ou industrielle. Pour le plus gros du volume, ce sont des stationnements de places d’affaires, centres commerciaux, entreprises et bureaux. Une autre partie de leur business est le transport. Effectivement, ils utilisent leur flotte de camions pour transporter leurs fleurs, mais c’est aussi près de 20 camions qui sont utilisés tous les jours pour le transport de matériaux en vrac, tels que de la terre, de la roche, etc.

Le Groupe Cléroux offre également depuis près de deux ans un service de préparation et de distribution de matériau en vrac, afin de soutenir le besoin des paysagistes et des clients. On offre des produits tels de la terre, de la pierre, de la pierre décorative, du paillis, etc. En plus de nombreux services connexes.   Très intéressant: on dispense un service de location de fleurs et plantes. On parle ici de festivals, tournages pour la télévision, le cinéma ou vidéos et gros événements.

La relève

En outre, si Sylvain Cléroux a su il y a plus de 40 ans relever avec brio le défi de perpétuer la tradition familiale, il a également pris bien soin de préparer la relève.

C’est ainsi qu’on retrouve, outre Mathieu, au sein de l’entreprise son fils Antoine Cléroux, directeur des opérations, ainsi que sa nièce Roxanne Cléroux-Vallée, directrice approvisionnement, logistique et développement.

L’aspect familial prend également tout son sens dans le fait que les deux sœurs de Sylvain apportent leur contribution dans l’entreprise, ses deux beaux-frères y ont travaillé depuis les débuts, sa mère y a œuvré la majorité de sa vie et son père, à 89 ans, travaille encore plus de 50 heures par semaine. Il prépare les mix de terre et s’occupe d’entretenir la cour pour les services offerts aux paysagistes et aux clients relativement aux matériaux en vrac.

 

L’avenir

Quant aux perspectives d’avenir, Mathieu Cléroux parle de «continuer d’offrir nos produits au plus de monde possible, qui, selon lui, passe par une présence dans les grandes surfaces, de fleurir et d’embellir les maisons du plus de gens possible à des prix les plus accessibles à tous et dans une gamme de produits la plus variée». «La passion pour l’horticulture est dans nos racines depuis longtemps et nous désirons la transmettre à plus de gens possible…» souligne Mathieu Cléroux qui ne manque pas d’ajouter que «cette année, nous avons offert nos produits dans plus de 700 magasins et, ce, partout au Québec, soit jusqu’en Gaspésie et Sept-Îles et une grande partie de l’Ontario (jusqu’à Thunder Bay et beaucoup dans la région de Toronto). On livre également dans les régions proches aux États-Unis (Boston, Massachusetts, New Hampshire).

La passion

Depuis plus de 40 ans, Sylvain Cléroux a joué avec succès son rôle de leader dans l’entreprise familiale. Il a su transmettre sa passion à ses fils  qui seront appelés, d’ici un certain temps, à prendre la relève.

 

 


 

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