Alexandre Otis n’est pas un homme comme les autres. Depuis l’âge de 22 ans, il occupe le métier de sage-femme, un monde surtout réservé aux femmes qui lui permet de les accompagner vers le monde de l’accouchement.Sa licence, il l’a obtenue après une formation de 4 1\2 ans à l’Université du Québec de Trois-Rivières. Alexandre est fier du chemin parcouru. Conscient du défi qui l’attendait, il n’a pas hésité à quitter son Abitibi natal pour réaliser son rêve.

« C’est une profession à part entière et un énorme défi pour ceux qui choisissent cette voie méconnue. À l’origine, c’est la médecine qui m’attirait. Ma passion pour le secteur de la santé m’a amené ailleurs », explique ce professionnel de la santé. « La profession de gynécologue ou de médecin de famille ne m’interpelait pas vraiment. »

Il a donc fait appel à une conseillère en orientation au cégep, raconte Alexandre Otis. Lorsque la conseillère lui suggère le métier de sage-femme, le jeune homme entreprend des recherches et découvre un métier conforme à ses valeurs.

« Redonner le pouvoir aux femmes pour la périnatalité, c’est ça qui venait vraiment me rejoindre », dit-il. Alexandre Otis veut en devenir le porte-parole, inciter la prochaine génération de jeunes professionnels à tenter l’aventure même s’il s’agit d’un métier exigeant (24h/7 jours par semaine) et qu’il soit nécessaire de se rendre à domicile parfois.Alexandre a la réputation d’être très dynamique et accueillant dans son milieu. Il prend le temps de s’intéresser à ses patientes comme personne. « Il est excellent aussi pour leur enseigner différentes choses et transmettre des informations pertinentes », résume une future maman.

« Pour moi, le métier de sage-femme, c’est un défi de tous les jours. Donner la vie, c’est quelque chose de précieux. Je veux m’y donner corps et âme et peut-être donner à d’autres le désir d’emprunter la même voie. Des milliers de bébés naissent chaque jour. De pouvoir contribuer à ce petit miracle me remplit de bonheur et de satisfaction. Contribuer à la naissance, c’est une récompense sans nom, c’est une façon de dire bonjour à la vie. »

Alexandre Otis se souvient de son premier accouchement. « Ce fut un moment riche en émotions, » le genre de formation qui lui a permis de pratiquer plus de 300 accouchements depuis.

Accueil

Comment réagissent les parents, particulièrement les pères, sachant que la naissance de leur enfant serait confiée à un homme, mais pas à un médecin? « Les parents acceptent bien ce changement de réalité », dit-il. « Nous accompagnons les parents du début à la fin, soit du début de la grossesse jusqu’à l’accouchement, en passant par l’échographie et les prises de sang. Les parents nous envoient souvent, après l’accouchement, des photos et quelques souvenirs de ce moment si important de leur vie et celle de leur enfant. »

Les papas sont souvent les plus surpris, mais la réaction la plus vive vient surtout des membres de l’entourage. « Plusieurs proches nous ont dit qu’ils ne savaient pas que les sages-femmes au masculin opéraient dans le réseau de la santé. Mais, quand on a parlé de notre expérience, ils étaient vraiment contents pour nous », souligne une mère.

Profession d’avenir

 Alexandre veut devenir le porte-parole de cette profession, inciter la prochaine génération de jeunes professionnels à tenter l’aventure même s’il s’agit d’un métier exigeant (24h/7 jours par semaine) et qu’il soit nécessaire de se rendre à domicile parfois.  « Devenir sage-femme, c’est ouvrir tout un monde avec ses patients. C’est créer aussi une proximité avec les deux parents. Sans le vouloir, nous entrons au cœur de la famille. » Pas étonnant que le métier continue de grandir en importance avec les années. »

Un métier payant? Alexandre l’admet volontiers. « Cependant, on ne fait pas ça pour l’argent, mais pour cette satisfaction qu’apporte la réussite d’un accouchement et le bonheur de donner la vie. »

« C’est l’amour de la vie, cette intimité avec les parents et tous ces petits détails liés à notre travail qui font que l’on aime le métier de sage-femme et que c’est le plus beau métier du monde », conclut Alexandre Otis.

 

 


 

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