
C’est une belle idée amenée par Maxime Landry qui a permis à Marie-Élaine Thibert d’enregistrer un album-hommage à Dalida. Avec sa voix à la fois toute en douceur et en puissance, elle reprend de grands succès de cette chanteuse italienne décédée il y a déjà 38 ans.
« J’avais envie de travailler avec Maxime, dit-elle, et à un moment, il m’a dit : « Ça fait longtemps que je veux faire un projet Dalida, c’est l’une de mes idoles et c’est toi, c’est la voix qui me manquait pour faire ce projet-là . Je ne m’attendais pas à aller un jour vers le répertoire de Dalida, même si j’adore ça ses chansons. »
Le résultat est fort agréable et l’album 11 bis, rue d’Orchampt (l’adresse où Dalida a mis fin à ses jours) s’est hissé au sommet des ventes d’albums au Québec dès sa parution en mai. Une tournée est prévue pour 2026 avec le spectacle Parlez-moi d’elle.. « Dans ce spectacle, il sera question de sa vie et de ce que c’était à l’époque d’être une chanteuse. Je pense que ça va être bien le fun de faire revivre Dalida à travers ma voix. Et faire les roulements de « r » comme elle, ça fait du bien », dit-elle en riant.
« Je l’adore, Dalida la faisait très disco, mais mon chum en a fait une version tango et je l’aime beaucoup. C’est comme un tango avec la mort et c’est approprié parce que la mort a fait partie de sa vie plusieurs fois. Je trouvais ça à la fois intéressant et tellement triste »
Le premier extrait de l’album, Paroles paroles réservait une surprise : c’est Messmer qui succède à Alain Delon, qui avait enregistré la chanson originale avec celle qui a été sa passion secrète en 1964, à Rome. « Messmer sortait de ses bottines en acceptant de faire ça, je pense qu’il est bien fier, ç’a été un moment unique. »

Parmi les titres connus qu’on retrouve sur l’album, il y a bien sûr Gigi l’Amoroso, Il venait d’avoir 18 ans et Parlez-moi de lui. Un autre duo figure sur l’album, l’incontournable J’attendrai, qu’elle interprète avec Maxime Landry. Dès qu’il a été décidé de faire cet album de chansons de Dalida, Marie-Élaine a beaucoup écouté les enregistrements de l’interprète. « Elle avait une belle voix, un peu plus ronde que la mienne, et je me retrouvais facilement dans tout ça. J’ai été surprise de connaître autant de ses chansons, et ça m’a d’ailleurs rappelé qu’à la fin de mon adolescence, au Cégep, quand je sortais les jeudis, j’allais au karaoké à Ville LaSalle où j’habitais. Je faisais une chanson de Luce Dufault puis Paroles paroles de Dalida, et l’animateur de foule faisait mon Alain Delon. »
Parmi les chansons enregistrées, on trouve Mourir sur scène. « Je l’adore, Dalida la faisait très disco, mais mon chum (Rémy Malo, le réalisateur de l’album) en a fait une version tango et je l’aime beaucoup. C’est comme un tango avec la mort et c’est approprié parce que la mort a fait partie de sa vie plusieurs fois. Je trouvais ça à la fois intéressant et tellement triste », ajoute la chanteuse.
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