C’est avec bonheur qu’on apprend que l’autrice et comédienne Francine Ruel participera au Salon des aînés de Saint-Jérôme le 6 septembre prochain. Elle rencontrera les gens et échangera avec eux à l’Espace Rencontres, et les visiteurs pourront du même coup se procurer ses livres.

Francine aime discuter avec le public, elle présente d’ailleurs ici et là des conférences qui sont très courues. dit-elle.

Son message est clair pour ceux qui vieillissent et qui s’ennuient : il faut profiter de chaque moment, il faut qu’il y ait un plaisir, un bonheur dans la journée, autrement, on n’y arrivera pas.

Photo gracieuseté de TVA- La Vraie Nature

Après avoir présenté Ma mère est un flamant rose suivi, l’automne dernier de Mon père est un pigeon voyageur, Francine nous apprend qu’elle travaille sur un beau projet : un spectacle solo qu’elle devrait présenter en 2026. « J’ai écrit un solo théâtral à partir des extraits de ces deux livres, c’est peut-être mon dernier tout de piste, mon chant du cygne, ajoute-t-elle. On est tellement peu engagés pour jouer, les gens qui ont les cheveux blancs, que je me suis dit que j’allais m’essayer. On a un producteur, et je pense bien que ça va se faire. »

Si des rôles pour des comédiennes âgées étaient plus souvent écrits, dit-elle, on aurait des modèles de femmes formidables. « Moi ça ne me fait rien de ne pas être maquillée, d’avoir des rides. J’ai fait la grand-mère de Gabrielle Roy, rappelle-t-elle, j’ai l’air d’avoir quatre-vingt-dix ans, j’avais des petites lunettes de l’époque et je me suis trouvée belle. On a le visage de notre âge et il faut qu’ils en profitent, ce sont les filles de quarante ans qui jouent les grands-mères! » confie Francine.

Quant au livre sur son père qu’elle a présenté l’automne dernier, Francine ajoute : « J’ai attendu qu’il soit décédé avant de le faire, mais je n’avais pas de comptes à régler. Étant mort, je n’attaque personne, mais j’ai eu envie qu’on en parle. Quand mon père est parti de la maison, laissant ma mère avec les cinq enfants, on n’en a pas parlé parce que c’était tabou. Ma mère parlait de mon père en le qualifiant « d’adorable inconscient ».

 Le Salon des aînés de Saint-Jérôme aura lieu le 6 septembre au Quartier 50+. Pour informations : www.salondesaines.ca/fr

  

 

 


 

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