Serges Turbide a encore le showbiz et la chanson dans le sang, et c’est un spectacle qui s’annonce sympathique et diversifié qu’il va présenter le 22 mars à la Salle Claude-Léveillée de la Place des Arts. Il interprétera quantité de succès d’artistes très connus, notamment Aznavour et Ferland, en passant par Dassin, Dubois, Cabrel, Lévesque, Bécaud, Leclerc, Fugain et Léveillée.

C’est un retour à la chanson pour celui qui a eu un parcours pour le moins diversifié depuis soixante ans. « J’ai fait plein de choses et je me suis aperçu que ce qui me rendait le plus heureux, malgré le fait que j’éprouvais beaucoup de plaisir dans d’autres sphères d’activités, c’est quand je chantais. Mon premier métier a été d’être chanteur, rappelle-t-il, c’est comme ça que j’ai commencé en 1964 à Arvida au Saguenay. J’ai toujours chanté et après ça, j’ai été entre autres animateur et comédien. Mais quand je me remets à chanter, j’éprouve une sensation de bien-être que je ne retrouve pas ailleurs. »

Donc, le plaisir est différent et aussi très satisfaisant?
Je ne suis pas Marc Hervieux, dit-il en souriant, mais je pense que je suis un bon interprète. De là m’est venue l’idée de penser faire un show qui a pour titre Si on chantait… Je fais des chansons que tout le monde connaît et qui sont restées dans la mémoire collective.

Pour que les gens puissent chanter avec toi?
Oui, le spectacle est monté pour ça, comme si je pouvais compter sur une chorale dans la salle. Ce sont tous des pots-pourris, des medleys qui couvrent un peu la carrière de chacun des vingt-deux interprètes que j’ai sur ma liste, et ce sont les gens qui construisent le spectacle en me lançant les noms des chanteurs qu’ils veulent entendre. À travers ça, je raconte aussi des anecdotes parce que j’ai connu beaucoup ces gens-là à divers moments de ma carrière. Ça marche très bien, les gens m’entendent commencer une chanson et ils l’entament avec moi. Je suis accompagné sur scène par le pianiste Pierre Doré, qui est le créateur de tous les spectacles de Québec Issime. C’est lui qui m’a offert de travailler avec moi parce qu’il est mon meilleur ami depuis toujours. Je n’aurais jamais osé lui demander, c’est tout un honneur qu’il me fait, et piano-voix, ça marche très bien.

Tu as déjà présenté ce spectacle?
Oui, je l’ai rodé, je l’ai fait à Varennes, à Saguenay, à Sherbrooke et ça s’est bien passé, Il faut que je sois à la hauteur, parce que la Place des Arts, c’est beau et… ça se met bien dans un CV!

Ça doit être formidable, après tant d’années, de constater que ce spectacle plait et trouve son public?
Vraiment, et ce sont les gens du métier qui sont venus me voir et qui m’ont dit que j’avais vraiment quelque chose le fun entre les mains. Je dis à la blague que je suis le Gregory Charles de l’âge d’or! Mais à la différence de lui qui fait des demandes spéciales dans tous les styles et qui interprète une chanson d’un artiste, moi je fais des bouts de quatre ou cinq chansons pour chacune des têtes connues.

Si on fait un saut dans le passé, quel a été ton plus grand succès quand tu chantais?
Ça été Le petit cordonnier, une chanson française de Francis Lemarque. Je l’ai refaite un peu à la mode rhythm and blues, et ensuite, j’ai fait beaucoup de chansons humoristiques. Je suis arrivé à la télé montréalaise en 1968 à Jeunesse d’aujourd’hui, j’ai fait ça pendant peut-être deux ans et demi, trois ans, et soixante ans plus tard, je surfe encore là-dessus! Les gens me reconnaissent, ils se souviennent de moi. J’ai aussi fait bien d’autres choses après parce que dans ce métier-là, si tu n’ajoutes pas des cordes à ton arc, tu ne survis pas.

Tu as notamment été comédien, avec les spectacles des Moines!
Les Moines, j’avais écrit ça par hasard parce que le gars qui devait le faire s’est désisté. Au départ, c’était une pièce pour un théâtre d’été,. On était mal pris à quelques mois des représentations, on avait toute l’équipe de comédiens (Jean Faber, Claude Steben et Septimiu Sever). Je n’avais jamais écrit de pièce, je me suis mis au travail et mes collègues ont bien aimé ça. En fin de compte, ça devait durer trois mois et ça a duré presque douze ans. J’ai écrit quatre pièces différentes, c’était toujours la même gang. On a présenté ces spectacles l’été et on a aussi fait de la tournée un peu partout au Québec.

Tu as aussi fait un autre spectacle bien différent avec tes amis?
Oui, ça été une période qui m’a beaucoup plu même si ça n’a pas duré longtemps. Avec mes deux comparses qui jouaient avec moi dans Les Moines, Jean Faber et Claude Steben, on a monté un spectacle qui s’appelait Les Trois Séniors. C’était un spectacle un peu Rat Pack dans lequel on s’agaçait et on chantait des chansons qu’on avait faites dans un style music-hall. On jouait Les Moines à Laval, et à la fin, je disais aux gens : « Vous savez que le frère Faber, le frère Steben et moi, quelques fois nous défroquons, nous avons monté un spectacle et nous serons au Casino de Montréal de telle date à telle date. ». Écoute, les gens du Casino ne comprenaient pas comment il se faisait qu’il y avait autant de monde pour venir nous voir! Des gens, en autobus venaient assister aux Moines, et le lendemain, ils étaient présents au Casino pour notre spectacle. Finalement, ça été un succès durant trois semaines.

 

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