Avec Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, Ken Scott nous présente son 7e film à titre de réalisateur, un drame comme on les aime, qui est de surcroit inspiré d’une histoire vécue.
« C’est une comédie dramatique qui touche les gens, confie Ken, c’est une histoire universelle, ça parle d’une relation entre une mère et son fils. Cette mère se bat bec et ongles pour aider son fils à s’affranchir d’un handicap et ensuite, là où ça devient intéressant, c’est que ça se passe sur cinquante ans. Et dans cette deuxième partie du film, le fils va éventuellement s’affranchir de sa mère qui est trop présente, raconte-t-il. C’est le genre d’histoire qui m’intéresse » confie Ken Scott, qui nous a notamment donné les films La grande séduction, Starbuck et Maurice Richard depuis le début de sa carrière de réalisateur.

Une autobiographie devenue un film

C’est il y a trois ans que Ken Scott a été approché pour ce projet. « J’étais au Festival de Comédie de l’Alpe d’Huez pour présenter un film (Au revoir le bonheur, gagnant du prix de l’interprétation à ce festival), et les producteurs de Gaumont m’ont invité à lire le roman Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan. Je l’ai lu une première fois et tout de suite, j’avais l’impression qu’il y avait tout dans cette histoire ce que j’aime au cinéma : l’émotion, l’humour, l’humanité et des personnages vraiment formidables. Comme cette mère passionnée et déterminée qui se bat pour son fils. Je me suis immédiatement mis à l’écriture du scénario. »

Cette mère dont il est question est incarnée par Leïla Bekhti, une actrice franco-algérienne qui fait du cinéma depuis près de vingt ans. Ce personnage central est là du début à la fin. « Il y a donc un processus de vieillissement de l’actrice, et ça prenait quelqu’un qui pouvait jouer ce rôle sur cinquante ans, un personnage plus grand que nature, une femme passionnée, déterminée, et qui est le pilier de cette famille. En même temps, elle est aux limites du raisonnable pour atteindre son but, donc ça prenait une actrice qui pouvait chausser ces chaussures, une actrice charismatique et qui était capable de mener ce drame. Parce que c’est vraiment un drame, c’est une histoire vraie, on parle d’un sujet sérieux, mais il fallait aussi qu’elle ait une certaine légèreté qui donne la permission au spectateur de rire aussi. J’ai l’impression que Leïla avait vraiment toutes les qualités. Un journaliste a dit qu’on réussissait à mettre des sourires dans les larmes, et c’est une belle façon d’expliquer le ton du film. Les gens passent de façon fluide entre l’émotion et la comédie. »

Le roman qui a été adapté pour le cinéma a été écrit par Roland Perez, né en 1963 avec un pied-bot qui l’empêche de se tenir debout. C’est son histoire, touchante et aussi drôle, qu’il raconte. On découvrira rapidement dans le film que sa mère, loin de se laisser abattre, se met en tête que son fils réussira à marcher comme les autres enfants, en plus d’avoir une vie extraordinaire.

Et Sylvie Vartan dans tout ça? « Elle prend une grande importance dans toute l’histoire, mais la chanteuse, la vraie Sylvie Vartan, j’ai eu la chance de tourner avec elle durant quatre jours. Elle a très envie de jouer au cinéma, alors ça été un grand plaisir de travailler avec elle. »

Pour avoir réalisé des entrevues à plusieurs reprises avec Ken Scott, je dois vous avouer qu’il était pour le moins enflammé en parlant de son nouveau film. « J’ai beaucoup aimé travailler avec des acteurs de grand talent comme Leïla Bekhti et Jonathan Cohen (il incarne le petit garçon handicapé devenu adulte). Il y avait aussi des jeunes acteurs qui se retrouvaient sur le plateau de tournage pour la première fois. Travailler avec eux a été aussi intéressant, c’est toujours agréable de voir des jeunes qui ont le talent et le désir de jouer au cinéma. »

Évidemment, quand on entreprend de faire un film qui se passe sur une aussi longue période de temps, l’exercice représente un défi colossal. « Il fallait réussir à raconter cette histoire qui se déroule sur cinquante ans en une heure quarante-cinq, en m’assurant qu’on était près de cette réalité. Je pense que les gens sont très touchés que ce soit une histoire vraie. »

 

Le film, sorti le 19 mars en France, prend l’affiche le 4 avril au Québec, et qui sait, Ken Scott tournera peut-être son prochain film au Québec. « Je l’espère, mais je ne peux rien dire encore. » Il est à noter que cette production est le premier film français produit par Amazon Prime.

EN SALLE LE 4 AVBRIL 2025

 

 


 

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