
Synopsis : Michelle, une grand-mère bien sous tous rapports, vit sa retraite paisible dans un petit village de Bourgogne, pas loin de sa meilleure amie Marie-Claude. A la Toussaint, sa fille Valérie vient lui rendre visite et déposer son fils Lucas pour la semaine de vacances. Mais rien ne se passe comme prévu.
Comment vous est venu l’idée du film ?
« De mon histoire personnelle. Enfant, une de mes tantes avait organisé un repas de famille où elle avait cuisiné des champignons, qu’elle avait elle-même ramassés. Pendant la nuit, tout le monde avait été très malade, sauf elle, qui n’en avait pas mangé. Cette histoire m’avait fasciné et je soupçonnais ma tante, si gentille et bienveillante, d’avoir voulu empoisonner toute la famille, ce qui était un peu mon désir profond ! » nous lance le prolifique réalisateur, scénariste et producteur.
Quel message vouliez-vous passer avec le film ?
« Je voulais que le film nous interroge sur nos comportements, sur nos réactions lorsqu’un proche est soupçonné d’avoir commis un acte que l’on peut désapprouver, mais dont on n’est pas témoin. Le doute s’installe. Et jusqu’où est-on prêt à le protéger ? Ce questionnement résonne particulièrement avec ce qui agite notre société aujourd’hui », nous répond tout de go celui dont la feuille de route impressionnante est marquée de 23 longs métrages et 18 courts et moyens métrages.

Pourquoi le choix d’Hélène Vincent et Josiane Balasko pour incarner les deux amies ?
« Je suis effaré de voir à quel point la beauté des rides sur le visage, faites du temps qui passe et de leur expérience de la vie disparaît de plus en plus dans la société et sur les écrans. J’avais envie, en opposition, de filmer des actrices de 70 et 80 ans qui portent leur âge et l’assument sans artifice. J’avais la volonté dans la narration de mêler la difficulté du vieillissement à un aspect thriller. Avec le parti pris de laisser des éléments hors-champ et beaucoup de non-dits, ce qui permet au spectateur de faire son propre film et d’avoir sa propre interprétation ».
Parlez-nous du choix de Ludivine Sagnier et Malik Zidi.
Il y a plus de 20 ans que je n’avais pas travaillé avec Ludivine. Ce fut émouvant et un grand plaisir de se retrouver et de la filmer dans ce rôle de femme de 40 ans, fragile et agressive qui porte sa souffrance comme un fardeau. Quant à Malik Zidi, par sa présence, il fait exister tout de suite physiquement et en très peu de temps un personnage secondaire.
Que représente pour vous le lien entre Michèle et son petit-fils Lucas ?
« Je voulais filmer le contraste de la jeunesse et de la vieillesse, filmer la main du petit-fils dans celle de la grand-mère, ces liens très charnels entre grands-parents et petits-enfants. » conclue François.
Le film prendra l’affiche dans les salles du Québec en février 2025 et met en vedette Hélène Vincent, Ludivine Sagnier, Josiane Balasko, Pierre Lottin.
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