Un peu moins d’un mois avant Noël est arrivé sur nos écrans Mlle Bottine, une comédie qui est inspirée de Bach et Bottine (1986) déjà un grand succès. On parle ici d’un film familial qui met en vedette Antoine Bertrand et Marguerite Laurence (qu’on a vue notamment dans 5e rang), ainsi que Marilyn Castonguay avec qui je me suis entretenu.

« C’est un film familial qui va toucher et amuser petits et grands »
« J’incarne une prof de piano dans le film, la professeure de la petite fille qui va s’amouracher de cet homme célibataire (Antoine Bertrand) qui veut prendre soin de sa nièce. Je suis un peu maladroite et une grande naïve, amoureuse d’art et des gens. Elle n’a pas ce côté séductrice, elle ne sait même pas quelle est sa valeur en tant que femme. Elle est beaucoup dans l’aide et le grand amour de sa vie est le piano, la composition, tout ce que l’art donne à la vie, et la beauté des choses qu’elle fait naitre chez les humains », confie Marilyn.
La comédienne ne tarit pas d’éloges à l’endroit de la jeune Marguerite Laurence, âgée de 11 ans. « C’est son premier film, elle est « écoeurante »! Elle a tellement une énergie particulière, c’est une petite badass. Elle est très instinctive, elle avait beaucoup de confiance sur le plateau, et aussi de la naïveté qui faisait en sorte qu’on avait tout le temps son côté pur. Elle savait ce qu’elle avait à faire, et elle a ce petit côté rebelle qui était extraordinaire pour le personnage. Le casting était vraiment parfait, Antoine est un colosse sensible et, juste physiquement, pour être capable de lui tenir tête et prendre sa place devant un homme immense comme ça, ça prend une petite fille qui n’a pas froid aux yeux et qui ne s’en laisse pas imposer. Marguerite, elle est parfaite dans ce rôle. »

C’était la seconde expérience au grand écran de Marilyn avec Antoine Bertrand, puisqu’elle avait défendu un petit rôle dans le film Louis Cyr. « J’étais sa femme, Marie Cyr, qui meurt au début. Il me jouait du violon pendant que j’étais en train d’agoniser dans mon lit. On n’avait qu’une scène ensemble, et ça été un plaisir de le retrouver et de jouer avec lui. Il est tellement bon et tellement concentré et investi! C’est un très bon partenaire. Quand on a tourné, je devais faire des aller-retour Montréal-Québec tard le soir parce que je jouais aussi dans le film La petite et le vieux. À mi-chemin, j’avais toujours un appel d’Antoine. « Es-tu correct? T’es rendue où? T’endors-tu? » Il me réveillait et je pouvais continuer ma route. C’est vraiment un être exceptionnel et très généreux dans la vie et dans le jeu. »
Marilyn qualifie Mlle Bottine de film magique. « À la lecture du scénario, j’ai cassé, j’ai pleuré. C’est venu chercher de l’émotion pure chez moi, c’est beau, beau, beau et touchant. La relation entre Antoine et Marguerite est extraordinaire, c’est un film familial pour les adultes qui vont être vraiment touchés par cet homme-là qui est malhabile et qui se fait sortir de son quotidien pour prendre soin de cet enfant-là. Et les enfants vont y trouver leur compte avec Mlle Bottine, le loufoque des animaux, et cette petite fille qui met le trouble sans le vouloir. C’est vraiment pour tout le monde », précise celle qui sera la vedette d’une nouvelle série télé, un thriller psychologique qui a pour titre Emprises, dont le tournage a débuté en octobre.


