L’amour a bien fait les choses pour Céline Roussel qui est co-propriétaire de l’entreprise à succès La Clé du Plaisir. Cette grande aventure a débuté par une histoire d’amour tout simplement. Aujourd’hui, le couple a laissé sa marque dans cinq boutiques. Un sixième projet est présentement sur la planche à dessin.  «Mon mari et moi travaillons toujours ensemble. Nous sommes très fusionnels et c’est ce qui fait notre force», explique Mme Roussel.

Puis, l’amour s’est vite transformé pour faire place aux affaires. Mme Roussel a racheté les parts de sa belle-sœur. Avec son mari, elle a poursuivi l’expansion de la maison-mère située à Saint-Jérôme. Puis, quatre autres sont venues s’ajouter. Son mari s‘occupe de la gestion de l’entreprise et Mme Roussel parcourt, elle, le Québec et donne des démonstrations à domicile.

Industrie en changement

Le domaine des boutiques érotiques a bien changé depuis 34 ans, constate la femme d’affaire. «Tout était à faire à l’époque. Les sex-shops ont bien évolué. De fait, ça n’existait presque pas sous leur forme initiale. Finie aujourd’hui l’époque des vibrateurs (sex-shops). On parle plutôt de boutiques érotiques. «La Clé du Plaisir est une destination privilégiée pour une expérience érotique unique au Québec», dit-elle. En vente, des jouets sexuels pour femmes et pour hommes, des lotions et lubrifiants et des produits de toute sorte pour les couples. La Clé du Plaisir se distingue par son vaste assortiment de plus de quatre mille produits pour adultes. Avec plus de trente ans d’expérience, La Clé du Plaisir s’est engagée à fournir le meilleur service à la clientèle, en magasin comme sur Internet.

Il n’y a pas qu’Internet qui a révolutionné le monde des boutiques érotiques. «Les mentalités, elles aussi, se sont littéralement transformées. Dans les années1990, c’était bien mal vu encore. Certaines municipalités refusent encore aujourd’hui ce genre d’entreprises sur leur territoire», souligne Mme Roussel.

L’origine des boutiques érotiques

Toute cette histoire a débuté avec Beate Uhse, une ancienne pilote d’origine prusse, qui a perdu son mari à la fin de la Deuxième guerre mondiale. Obligée de prendre sa destinée en main, elle change de branche et se lance dans la création et la vente d’un livret répondant aux questions élémentaires d’hygiène personnelle et donnant des conseils pour améliorer le mariage. En 2 ans seulement, le guide du mariage s’était vendu à plus de 32 000 exemplaires et le commerce Beate a gagné en popularité pour les livrets et les préservatifs distribués à ses clients. Ainsi est née Brick & mortar.

De nos jours, les sex-shops font partie de la société et sont considérés comme un magasin pareil à d’autres. Parmi la clientèle, certaines femmes qui en font une sortie de groupe. Les hommes, eux, se font de plus en plus nombreux, mais préfèrent y aller seul. Enfin, beaucoup de couples et de gens seuls qui n’ont pas peur de s’afficher.

Boutique de Saint-Jérôme en 1990

Les produits les plus recherchés? Les stimulateurs clitoridiens, en particulier les jouets à succion. Il y a aussi le bâton à majorette, avec deux boules à chaque extrémité, pour stimuler le point G. Chez les hommes, le masturbateur a beaucoup de succès. On y glisse son « machin » dans une bouche en caoutchouc et on appuie sur « on » pour recevoir une fellation mécanique.»

Boutique de Saint-Jérôme actuelle

Céline Roussel, au début de l’aventure.

 

Qui est Céline Roussel?

Céline Roussel se félicite de cette réussite. Cette femme d’affaires avertie vole de ses propres ailes depuis l’âge de 21 ans. Elle se décrit d’abord et avant tout comme une fonceuse, une femme qui n’abandonne jamais et qui n’hésite pas à s’attaquer de front un à tous les problèmes auxquels elle est confrontée.

 

Elle se réjouit de savoir que l’un de leurs trois enfants prendra la relève éventuellement. «Mon bonheur à moi, c’est ma famille. Aussi, nous avons trois grands principes que nous essayons d’appliquer tous les jours. D’abord, il y a la FOI dans ce que nous faisons, le FUN parce qu’il faut bien avoir du plaisir dans ce que l’on fait chaque jour et le «FOIN» parce qu’il faut bien faire un peu d’argent au bout du compte.»

 

 

 

 

 


 

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