
Mêlant drame, comédie et une touche de réalisme magique, 1+1+1 La vie, l’amour, le chaos, suit le parcours de personnages qui se trouvent à la frontière de ce qu’ils étaient et sur le point de devenir ceux qu’ils veulent être véritablement. La quête de soi, les difficultés et complexités des liens familiaux, l’amour ainsi que les questionnements de Pat et de son clan, véhiculent des valeurs universelles auxquelles tous peuvent s’identifier.

Le film nous plonge dans l’intimité de Pat (elle déteste Patricia), auteure impétueuse à l’aube de la quarantaine pourvue d’une voix intérieure invasive et peu fiable qui la pousse à l’autosabotage. Pat doit se regarder en face, se pardonner et taire ses insécurités si elle veut sauver sa relation avec Jan, l’amoureux musicien en pleine crise identitaire avec lequel elle vient de renouer et réparer le lien maintenant fragile avec sa fille Flavie, ado dont le meilleur ami est un chien de soutien émotionnel imaginaire nommé Jésus. Un séjour dans le chalet familial de Pat, au milieu de l’hiver québécois, met au jour un traumatisme d’enfance qui pourrait bien être la clé de son salut…Une rencontre avec la scénariste, réalisatrice et productrice Yanie Dupont-Hébert nous a permis de mieux comprendre la profondeur de son premier long métrage.
Qu’elle est l’inspiration du film ?
« Dès ma première lecture du Roman de l’été de Grégory Lemay, lorsqu’il est sorti en 2007, j’ai tout de suite vu le potentiel cinématographique du récit et surtout des personnages de Pat, de Jan, de Flavie et de la famille recomposée qu’ils incarnent. J’avais déjà envie à l’époque d’en réaliser un film, mais je n’étais pas encore rendue là dans mon parcours… » lance rapidement celle qui a un long parcours en scénarisation depuis une vingtaine d’années. Elle enchaîne ensuite sur le fond de l’histoire, le message qu’elle a voulu passer à l’écran. “1+1+1 La vie, l’amour, le chaos”, c’est une histoire d’amour dans tous les sens du terme; l’amour dans un couple, entre une mère et sa fille, entre une enfant et son beau-père et en premier lieu, l’amour de soi, qui est souvent le plus difficile à cultiver, mais le plus important. Tous ces amours-là s’additionnent et se complètent, coexistent, tout comme la vie, l’amour et le chaos! ».
« Noémie Yelle dans le rôle de Pat, Andrés Trelles Turgeon dans le rôle de Jan et Irlande Côté qui campe Flavie ont livré des performances exceptionnelles. Soutenus par une équipe extraordinaire, le résultat ne pouvait être autre que magistrale. Je ne pouvais pas espérer mieux pour un premier long métrage ». Termine Yanie.
EN SALLE LE 11 AVRIL 2025



