Nous sommes dans les années 30. Suite à une rencontre entre jeunes Allemands et Français à Sohlberg en Forêt-Noire, deux pacifistes et biologistes, Jean Luchaire, journaliste et patron de revues politiques gauchistes et Otto  Abertz, alors professeur de dessin et président d’un organisme allemand qui a  pour mission d’intensifier les relations Allemande-France développent une amitié profonde.

Rapidement, Luchaire, gauchiste avoué, endosse la doctrine hitlérienne et milite pour l’ouverture vers un dialogue entre la France et l’Allemagne. Son ami de longue date, maintenant membre en règle de la SS, devient l’ardent promoteur de prétendue politique de paix et de réconciliation de l’Allemagne. Il sera expulsé de la France en juin 1939 suite à la rentrée des troupes d’Hitler sur Prague, mais reviendra à Paris en juin 1940, deux jours après l’occupation nazie en France en tant qu’ambassadeur du IIIe Reich.

Ce film historique, inspiré de faits réels, nous transporte directement en France occupée et raconte l’histoire de Jean Luchaire et de sa fille Corinne, qui à 20 ans, se dirige vers une brillante carrière au cinéma. Mais la guerre et les convictions de son père n’ont pas dit leurs derniers mots.

Les Rayons et les Ombres, acclamé en France par la presse et les cinéphiles, propose de visiter le monde des collaborateurs français pendant ce pan historique noir de la France. Le réalisateur Xavier Giannoli a voulu dépeindre l’obscénité du train de vie des aidants dans l’occupation racontée, tel que vécu, par la fille de Luchaire, Corinne, qui a été aspirée bien malgré elle, dans un tourbillon démoniaque par les gestes et idéologies de son père.  Un film marquant qui, malgré une durée de 3h20, nous captive avec un Jean Dujardin habité de son personnage complice d’une star en devenir Nastya Golubeva.

En salle le 20 novembre

 

POURSUIVEZ VOS DÉCOUVERTES