Depuis la colonisation française suite à la découverte de la Nouvelle-France par Jacques Cartier en 1534, des histoires ont pris une place quelques fois démesurée dans le folklore québécois. Ces mythes, colportés généralement par des Raconteurs qui voyageaient de village en village, ont perpétué les légendes folkloriques. Nous en revisitons deux.

 

La Chasse-Galerie.

Alors que l’hiver a repris ses droits sur les forêts du Québec, un groupe de bucherons, voulant revoir famille et amis, font un pacte avec le Diable qui transportera, magiquement, les hommes vers leur village natal. Une seule condition est alors assujettie : que personne ne mentionne le nom de Jésus sinon, le pacte est rompu et tous se retrouveront en enfer.

Après une fête bien arrosée, le navigateur du groupe, ivre, se met alors à crier les noms interdits et, malgré les tentatives des autres voyageurs de l’arrêter, rien n’y en fait jusqu’à ce que le canot s’écrase au sol. La chute est si brutale qu’elle assomme les bucherons qui ne vont se réveiller qu’une fois en enfer.

 


La Corriveau.

En 1761 à Saint-Vallier, quinze mois après la mort suspecte de son premier mari, Marthe-Josephte Corriveau épousa un deuxième fermier. Quelques deux ans plus tard, on retrouve le pauvre bougre mort dans sa grange avec la tête fracassée. Les autorités ont rapidement conclu à un accident provoqué par le coup de pied d’un cheval jusqu’à ce que les militaires britanniques, suite à des rumeurs persistantes de meurtre, accusent son père.

Celui-ci avise qu’il n’est pas le coupable, mais bien sa fille Marthe-Josephte, qui, pour sa propre sécurité, a tué à coup de hache son mari violent. Déclarée coupable par le tribunal britannique, elle a été condamnée à mort par pendaison.

Son corps, prisonnier d’un gilet de fer, pendait à une branche d’arbre au croisement de la rue Saint-Joseph et du boulevard de l’Entente à Lévis pendant quarante jours afin de servir d’exemple. Spectacle macabre, les voyageurs cessèrent d’emprunter la nuit, la route fluviale qui passait devant la cage, craignant que ses yeux ne brillent d’un rouge sang et que ses limbes ne s’étendent vers eux.

Son corps a été enterré dans la cage et, selon la fable, son esprit s’élevait de sa tombe chaque nuit pour tourmenter les passants. Sa cage, exhumée un siècle plus tard, est exposée au Musée de la civilisations de Québec.

 

 

POURSUIVEZ VOS DÉCOUVERTES