L’offre est particulière et intrigante : ce film qui prendra l’affiche dans les cinémas le 13 novembre est un voyage sensoriel au cœur de la vie animale et de la nature canadienne. On a droit à de superbes images, de la musique originale signée Anaïs Larocque, le tout sans qu’il y ait de la narration et présence humaine. Une expérience visuelle qui nous permet d’être témoins de moments privilégiés.

« C’est vraiment un film qui met de l’avant le vivant, comme on le dit aujourd’hui, confie Marie-Julie Dallaire, la réalisatrice de cette production. C’est le terme qu’on aime mieux utiliser dans les milieux biologiques et même scientifiques plutôt que les animaux. Il y a trois ans que je baigne là-dedans, dit-elle, et c’est très intéressant. C’est l’fun de faire un film comme ça, ça été un gros défi pour moi et aussi pour toute l’équipe. La ligne directrice était vraiment de faire ressortir les visualités des animaux. À la caméra, les animaux sont toujours plus curieux et doux, ils ne sont pas stressés, et ils nous regardent aussi. Ça crée un lien, c’est assez interpellant pour le spectateur, La seule présence humaine dans le film est la musique » précise la réalisatrice.

Murmures est une idée originale de Mario Cyr, dont la réputation n’est plus à faire à titre à titre d’explorateur et caméraman sous-marin. « Ça fait longtemps que j’avais en tête de faire quelque chose uniquement avec des images, sans humains et sans paroles. Puis l’idée est venue d’ajouter de la musique, et j’avais réussi à approcher Yannick Nézet-Séguin, qui était très enthousiasmé par le projet. On parle quand même d’il y a quatre ou cinq ans », confie-t-il.

Un événement exceptionnel à la Maison symphonique

Le film en tant que tel est un projet qui sort de l’ordinaire, mais il faut souligner qu’il sera présenté en grande primeur le 1er novembre, en version concert, lors d’un événement exceptionnel. Le film sera projeté sur grand écran à la Maison symphonique de Montréal, pendant que l’Orchestre Métropolitain, dirigé par Yannick Nézet-Séguin, jouera la trame sonore en direct. Un ciné-concert unique.

« L’idée du film est de vraiment permettre une rencontre entre les humains et les animaux vivants à travers le film, sans qu’il y ait quelqu’un qui vienne nous dire ce qu’il se passe ou ce que l’on voit. C’était, pour la réalisatrice que je suis, un énorme défi, parce que ça été un gros travail d’essayer de faire le plus différent possible, de ne pas faire un documentaire, de positionner le film autrement. On a voulu aller dans le quotidien des animaux, observer comment ils vivent au jour le jour. On les voit chasser, se nourrir, se reproduire, dormir ; ce sont souvent des moments magiques que les gens pourront voir », ajoute Marie-Julie

Soulignons que le film a notamment été tourné autour de l’estuaire et du golfe Saint-Laurent, aux Îles-de-la-Madeleine ainsi qu’au Nunavut et ailleurs au Canada. « Il n’y a aucune référence à la vie humaine, aucun bâtiment ni fil électrique : on est en pleine nature. Je pense que c’est un film qui va faire du bien aux spectateurs », ajoute Marie-Julie. Notez que Murmures fait partie de la programmation de la 32e édition de Cinémania, présentée du 4 au 15 novembre.

 

 

 

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