
André Sauvé est de retour au Québec pour remonter sur scène, porté par des critiques dithyrambiques parues l’an dernier, au sujet de son 4e spectacle en carrière. En plus, il nous offre l’intégrale de Naturellement, qui paraîtra le 9 octobre.
André a donc quitté sa résidence dans les Alpes françaises pour présenter à nouveau Naturellement jusqu’à la fin novembre, puis il sera de retour en mai pour une quinzaine de spectacles.

« Je fais ma tournée beaucoup plus petite qu’avant. Tu sais, dans le temps, c’était deux à trois ans de spectacles, quasiment à l’année. Là, cette nouvelle formule de faire des spectacles durant quelques mois, ça me convient parfaitement, plutôt que de faire des grands marathons comme avant. Mais quand j’y vais, j’y vais, je reviens pour la peine », confie-t-il. Au sujet de son livre, André raconte que les spectateurs étaient nombreux à lui demander de publier le texte de spectacle. « Ils veulent le relire, il y a plein de choses qui font réfléchir dans Naturellement, et je me suis dit que c’était une bonne idée, d’autant plus que j’avais présenté aussi, sur papier, les trois spectacles faits précédemment. »
Au sujet de ce spectacle, André explique qu’il est différent des autres présentés depuis ses débuts parce qu’il s’inspire de la nature et comment elle fonctionne. « C’est aussi en même temps toute une réflexion sur la vie, parce qu’on en fait partie : ce n’est pas la nature d’un côté et nous autres de l’autre. Il y a des lois qui régissent cette nature-là, et c’est un peu les mêmes pour nous. Je crois toujours qu’il y a une espèce de loi ou de justice dans la nature qui est incontournable à un moment donné. Et dans ma vie, j’essaie d’agir en accord avec ces lois-là qui nous régissent. C’est un peu ça que je parle dans ce spectacle » raconte André, rejoint par téléphone chez-lui à la fin août.
Forcément, en étant en communion avec la nature dans un petit village où habitent quinze personnes, André avoue qu’il a changé son rythme de vie. « J’ai toujours aimé aller dans la nature, comme louer un chalet, mais c’est différent d’y vivre. Le fait d’y travailler, d’entretenir un jardin, un potager, ça te fait voir complètement la nature d’une autre manière. Quand on va juste se promener une fin de semaine, c’est que beau, la nature. Mais quand tu es dedans, tu vois aussi les atrocités qu’il y a dans la nature, comme lorsque tu te lèves un matin et : oups, tous tes radis sont mangés. Il y a une guerre en même temps, dans cette nature-là, et c’est elle qui mène. Au début de la journée, c’est la nature qui dicte ce que tu vas faire dans la journée. Si ça te tente d’émonder les arbres et que ce n’est pas le bon temps de l’année, tu dois aller avec ces rythmes-là de la nature. Donc, j’ai appris à être en accord avec cette patente-là, à m’immiscer là-dedans. »
Parlant de nature, j’ai demandé à André si les récoltes avaient été bonnes dans son coin de pays. « Ah oui, on est en plein dedans, les zucchinis me sortent par les oreilles, on doit en congeler parce qu’on en a trop. Et on mange des tomates deux fois par jour, on en a aussi en quantité », dit-il sur un ton enthousiaste.
Rappelons qu’André a mis huit ans avant de nous présenter son 4e spectacle. « Je ne pensais pas que j’allais revenir, j’avais l’impression d’avoir fait le tour. C’est un spectacle plus intime que les autres, sur le regard que je porte sur la vie, et j’ai beaucoup douté en l’écrivant, et avant de le présenter. » Force est de constater que ses craintes n’étaient pas fondées parce que les spectateurs ont adoré Naturellement.

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