Chaque 1er janvier, à l’aube de la nouvelle année, des milliers de personnes prennent la résolution de se remettre en forme. Malheureusement, ils sont des milliers aussi à abandonner leur défi quelques semaines plus tard. « Le nerf de la guerre, c’est de trouver sa propre motivation. Bien présente au début d’un changement de comportement, elle peut diminuer avec le temps. Toutefois, la discipline permet de demeurer assidu tout au long du processus. Il n’y a pas de formule magique pour avoir de la motivation mais une fois que nous avons gouté aux bénéfices de l’activité physique, il devient plus facile de demeurer discipliné » constate Valérie Guilbeault, kinésiologue de profession et agente de programmation, de planification et de recherche au Centre intégré de santé et des services sociaux des Laurentides. Les trois « P » Il y a trois grands principes à respecter pour bouger davantage, à sa façon, selon elle. « C’est ce que j’appelle les trois « P » : PRIORITÉ, PLANIFICATION et PLAISIR.

  • PRIORITÉ : Tout est une question de priorité dans la vie. Lorsque ça devient prioritaire, j’ai plus de chance d’agir sur ce comportement et de porter des actions concrètes.
  • PLANIFICATION : Toutes les occasions sont bonnes pour bouger (jardiner, faire des emplettes à pied, prendre les escaliers, etc.). Peut-être qu’au début je vais devoir planifier mes activités pour m’aider à trouver celles qui s’intègreront bien dans mon quotidien. Avoir sous la main mon agenda ou un calendrier peut m’aider à m’organiser et à visualiser mes progrès si je le souhaite.
  • PLAISIR : Sans plaisir, quel est l’intérêt ? Je dois trouver des activités qui m’apportent du plaisir pour que je sois en mesure de les reproduire. Je peux aussi porter attention aux bienfaits que me procure un style de vie plus actif. ».

Bouger plus, une minute à la fois Par contre, il n’est pas nécessaire de respecter la règle des trois « P » pour amorcer son entraînement. « Une minute par heure peut suffire au début pour briser la sédentarité. Se lever, marcher un peu et s’étirer peut faire l’affaire pour commencer à mettre son corps en action. Par la suite, on pourra augmenter, par étape, le temps d’exercice à 5 minutes, puis à 15 minutes pour se diriger vers 30 minutes d’activité physique. Chaque fois que vous prenez du temps pour vous, pour bouger, c’est une petite victoire. Il n’y a pas de petites minutes d’activité physique mais plutôt des gros bénéfices pour chaque minute où le corps est en mouvement. Alors, vivez ces moments avec fierté ! Ça vous donnera envie de recommencer. » « En fait, passer plus de 6 heures en position assise (comportement sédentaire) par jour pendant 10 ans, diminue l’espérance de vie de 7 ans et ce, même si on est actif à tous les jours. Il faut donc trouver des façons de limiter le temps en position assise », explique Mme Guilbeault. L’espérance de vie générale pour un homme est de 79 ans contrairement à 69 ans d’espérance de vie en santé. Dans le cas des femmes, l’espérance de vie générale est de 84 ans et de 70 ans en santé. Posons-nous la question suivante : Comment j’aimerais passer mes dernières années de vie ? Nous pouvons augmenter notre seuil d’espérance de vie en santé en agissant sur notre santé globale en intégrant des saines habitudes vies : ne pas fumer, avoir une alimentation équilibrée, mieux gérer son  stress et adopter un mode de vie actif.« L’important, c’est de se fixer des objectifs réalistes en lien avec notre mode de vie et nos capacités. Il faut garder en tête qu’un petit changement peut faire une ÉNORME différence sur notre santé globale et surtout avoir un discours intérieur positif ! », selon Valérie Guilbeault.

« Il y aura toujours des obstacles. On doit se mettre en mode solutions : parce qu’il y a toujours des solutions pour demeurer actif ! En étant réaliste dans nos objectifs et en y allant à notre rythme, nous avons plus de chance de réussite et de limiter ainsi le découragement et l’abandon envers notre but. Mais, rappelez-vous, l’exercice qui nuit le plus à votre santé, c’est encore celui de ne rien faire et de rester assis ! Alors, on bouge à sa façon, un jour à la fois pour que ce soit durable dans le temps. C’est ça le plus important ! », dit-elle.

Trucs et astuces Quelques idées d’activités toutes simples à pratiquer selon le site jemactive.ca :

  • S’étirer; Même si la souplesse diminue avec l’âge, s’étirer permet de préserver assez d’élasticité pour aider à prévenir les blessures et les chutes.
  • Bouger dehors; Bouger et prendre l’air en jouant avec les petits-enfants ou en promenant le chien.
  • Travailler son équilibre; À la maison ou à une séance de yoga, l’équilibre, ça s’exerce! Une pratique essentielle pour prévenir les chutes.
  • Utiliser l’escalier; Les escaliers sont de précieux alliés pour vous aider à vous activer.

  • Faites des exercices; Faites des exercices pour renforcer vos muscles.
  • Marcher; Faites vos déplacements ou vos courses à pied.
  • Danser; La danse est un excellent moyen de se dégourdir et de bouger. En plus, c’est bon pour le moral.
  • Pédaler; Une petite randonnée à vélo n’a jamais tué personne. Un autre bon moyen de rester en forme.
  • Jardiner; Jardiner, racler ou entretenir son potager est une activité bénéfique qui est bonne pour le moral.
  • Levez-vous: Ne manquez jamais l’occasion de vous lever. Une toute petite minute par heure pourra faire l’affaire au début.

         

Qui est Valérie Guilbeault? Valérie Guilbeault a été kinésiologue au Centre ÉPIC de l’Institut de Cardiologie de Montréal pendant 22 ans. Elle a fait partie de l’équipe de la clinique de réadaptation cardiaque pendant 17 ans. Dans le cadre de ses fonctions, elle est allée chercher la plus haute certification professionnelle de l’American College of Sports Medecine (ACSM) à titre de Clinical Exercise Physiologist. Elle a participé aussi à la rédaction et à l’édition du livre Prendre ma Santé à Cœur, au déploiement de la chaîne Youtube du centre ÉPIC, en plus de travailler de concert, avec l’équipe de recherche du Centre ÉPIC, à différents projets en activité physique (obésité, diabète, maladies coronariennes, etc.). Aujourd’hui, elle travaille comme chargée de clinique à l’Université de Montréal ainsi qu’en gestion de projets pour le CISSS des Laurentides en lien avec le développement et la bonification des services en maladies chroniques pour les usagers de la région des Laurentides.
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